L’ampleur des changements qui menacent la paix, du dérèglement climatique aux révolutions technologiques en passant par les inégalités croissantes, nécessite la mobilisation de l’ensemble de nos sociétés, a déclaré hier dimanche la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, à l’occasion de la Journée internationale du «vivre-ensemble en paix», célébrée cette année dans un contexte de montée des agressions israéliennes contre la population palestinienne.

«C’est dans cette perspective que nous célébrons depuis 2017, la Journée internationale du vivre-ensemble en paix», proclamée par l’ONU à l’initiative de l’Algérie, a repris la cheffe de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, dans son message à l’occasion de cette journée internationale, célébrée le 16 mai de chaque année. En rendant hommage aux efforts déployés par la communauté internationale pour instaurer la paix, a-t-elle poursuivi, «cette Journée aspire aussi à susciter l’engagement de toutes et tous pour poursuivre cette grande mission humaniste». Elle est enfin l’occasion de «réfléchir ensemble» aux actions concrètes permettant de favoriser un environnement inclusif, pacifique et durable à tous points de vue, afin que l’humanité puisse vivre en paix, a-t-elle ajouté, se basant sur une déclaration du leader des droits civiques Martin Luther King : «Si nous voulons vivre en paix sur Terre, (…) nos engagements doivent dépasser notre race, notre tribu, notre classe sociale ou notre nation, ce qui signifie que nous devons adopter une perspective mondiale». Pour la responsable onusienne, alors qu’une crise globale éprouve l’humanité et risque partout de la fracturer, «il nous faut agir pour que la pandémie s’achève non pas des ruptures, mais par une réconciliation de l’humanité avec elle-même et le vivant». «Cette journée nous rappelle ainsi tout le travail qui reste à mener pour préserver la paix, qui n’est jamais un acquis, et toujours à construire», a-t-elle poursuivi.
Une célébration dans un contexte de montée des agressions contre les Palestiniens
Par ailleurs, cette journée qui constitue une opportunité pour la mobilisation continue des efforts de la communauté internationale pour la paix, la tolérance, l’inclusion, la compréhension et la fraternité coïncide avec la série de frappes et d’agressions menées depuis une semaine par l’armée israéliennes contre les Palestiniens. Elle a fait au moins 202 morts, et 5.588 blessés, selon des bilans provisoires. Une réunion ministérielle extraordinaire du Comité exécutif de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) au niveau des ministres des Affaires étrangères, tenue par visioconférence, a vu la participation dimanche, du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum. Elle a été consacrée à l’examen de la situation qui prévaut dans les territoires palestiniens occupés, suite aux agressions israéliennes qui ciblent en particulier la ville d’Al Qods Al-Sharif et la bande de Ghaza.
Les travaux du Comité exécutif ont été sanctionnés par l’adoption d’une déclaration aux termes de laquelle, l’OCI condamne «les agressions abjectes commises par les forces d’occupation contre le peuple palestinien, et réitère, par la même occasion, son soutien aux droits légitimes du peuple palestinien, y compris l’établissement de son Etat avec Al Qods Al-Sharif comme capitale». Une autre réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée aux derniers développements survenus dans l’enclave palestinienne et à la ville sainte, a été programmée pendant la même journée à la demande de la Chine, de la Norvège et de la Tunisie.
Pour rappel, l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté, le 8 décembre 2017, à l’initiative de l’Algérie, la résolution 72/130 proclamant le 16 mai de chaque année Journée internationale de «vivre ensemble en paix». Cette journée constitue une opportunité pour la mobilisation continue des efforts de la communauté internationale pour la paix, la tolérance, l’inclusion, la compréhension et la fraternité. Il s’agit également d’une occasion d’exprimer le désir de vivre et d’agir ensemble, unis dans la différence et la diversité, en vue de bâtir un monde viable reposant sur la solidarité et l’harmonie. (APS)