A la veille de la célébration de la Journée internationale des mathématiques, le ministre de l’Education nationale Mohamed Ouadjaout a fait état du faible niveau des élèves en maths et celui de l’orientation des élèves vers les mathématiques en tant que spécialité scolaire 2020/2021.
«Les notes obtenues par les élèves de maths sont insatisfaisantes», a indiqué, Mohamed Ouadjaout. Le ministre déplore le «désintérêt» des élèves pour cette matière scientifique. Une situation qui implique l’impératif de mettre en place une stratégie en vue de promouvoir l’enseignement des mathématiques dans les trois cycles et de les rendre plus attrayantes pour les élèves.
Il souligne ainsi que son département a pris un certain nombre de mesures dans l’objectif d’améliorer l’enseignement des mathématiques.
Il s’agit «de la mise en place d’un comité national de l’olympiade dans toutes les matières qui sera placé au niveau de l’Institut national de recherche en éducation (INRE). Ce comité prendra en charge l’élite scolaire», a déclaré M. Ouadjaout. Pour le ministre de tutelle, les élèves détestent généralement les maths et se désintéressent de cette matière. Les prédécesseurs de Ouadjaout ont constamment évoqué le désintéressement vis-à-vis de cette matière, désormais un phénomène en croissance et qui inquiète les responsables du secteur.
Dans la perspective de promouvoir l’enseignement des mathématiques, le premier responsable du secteur a également annoncé la mise en place d’une plateforme électronique intitulée kafaatak (tes compétences), une première dans le secteur, qui permettra aux compétences et cadres de son département ministériel de contribuer à la créativité dans le domaine de l’enseignement, notamment celui des mathématiques.
Récemment, le président de la Société mathématique d’Algérie, Rachid Bebbouchi, a affirmé que «l’enseignement des mathématiques en Algérie s’effectue encore de manière ancienne en se contentant de l’application des théories». Ajoutant que «l’évaluation par compétences adoptée comme méthode d’enseignement n’a pas donné de résultats car les enseignants n’étaient pas prêts». Ce dernier regrette que la «recherche n’ait jamais constitué vraiment une priorité pour tous les gouvernements algériens depuis l’Indépendance», s’interrogeant sur le sort du projet de création d’un centre des mathématiques qui n’a pas vu le jour jusqu’à présent».