La première édition du «Printemps des arts », lancée samedi passé en présence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, se poursuivra, jusqu’au 12 mai prochain au Palais de la culture Moudfi-Zakaria, proposant une expo-vente réunissant pas mois de 500 toiles et sculptures réalisées par 180 artistes issus des différentes régions du pays.

Ce rendez-vous sera, également, l’occasion, jeudi 10 mai, d’une « journée d’étude » dédiée à un débat et à une réflexion sur la situation du marché de l’art en Algérie.
A propos de cette journée, les organisateurs nous ont précisé, hier, que « huit points importants» seront débattus, notamment ceux concernant les obstacles rencontrés par les artistes pour l’exportation des œuvres, du rôle des musées et des galeries, mais aussi les questions des «instances de légitimation», des espaces de création ou de la critique d’art.
Azzedine Mihoubi avait, pour rappel, annoncé à propos des objectifs de cette « journée d’étude» qu’il s’agissait notamment d’arriver à des «propositions concrètes», expliquant que cette initiative du ministère avait pour but « d’aboutir à l’issue des discussions à des recommandations qui pourraient être retranscrites en textes de lois ou règlements et que les artistes ne doivent plus vivre et travailler dans le flou juridique », en affirmant que «cette démarche fait partie de notre volonté de réformer la gestion du paysage artistique».
A ce titre, l’organisation de cette journée a été confiée à une commission composée de directeurs de musée, d’artistes et de critiques.
A propos du programme et des «huit points importants» qui seront abordés, il nous a été souligné qu’une rencontre sera animée par les artistes Hamza Bounoua et Noureddine Belhachemi qui «parleront de leurs expériences en tant qu’artiste, leur vie ici au pays ou à l’étranger. L’intérêt sera notamment de débattre sur la façon dont ils arrivent à vendre leurs œuvres». La «journée d’étude» serait, également, l’occasion de revenir sur les projets de création d’espaces dédiés aux artistes en préséance du P/APC d’Alger Centre et de membres du collectif El Madreb.
Un membre de la commission confie à ce sujet : «Nous poserons la question comment développer des lieux de création et de diffusion des arts ? En revenant sur l’idée de convertir des structures abandonnées.
Et à ce titre, nous aurons la participation d’Abdelhakim Bettache qui parlera de la création d’espaces dédiés à la culture.» Les membres du collectif El Madreb, aborderont, quant à eux, la question de la rentabilisation du travail artistique. Par ailleurs, et annoncé dès le 2 mai dernier, il sera également question jeudi du rôle «des commissions d’achats des musées » et de «la situation de la critique artistique», avec la participation du journaliste et écrivain Ameziane Ferhani.
Les organisateurs, soulignent au final, que la thématique de la circulation des œuvres à l’étranger sera aussi abordée lors de cette journée en précisant qu’«il s’agit de débattre des difficultés des artistes à exporter leurs œuvres à l’étranger.
Ce débat qui touche à l’économie du pays verra la participation de représentants des Douanes et du ministère de l’Intérieur».