Quoi de plus utile pour notre gouvernement que de disposer de données statistiques fiables afin d’assurer la transparence, une bonne gouvernance et un développement inclusif du pays.

C’est à l’Office national des statistiques (ONS) que revient cette mission de produire des statistiques sur tous les secteurs d’activités ainsi que des indicateurs sociaux. Une mission essentielle, dont certaines facettes ont été présentées, hier, à l’occasion de la Journée africaine de la statistique (JAS), qui se tient chaque 18 décembre et organisée sous la forme de portes ouvertes au niveau du siège de l’Office. Brochures, dépliants et data show étaient au menu de cette journée. Le thème de la JAS de cette année est «Des statistiques officielles de haute qualité». Selon un communiqué de presse de l’Office, cette journée est organisée, à l’instar des autres institutions africaines de la statistique, pour sensibiliser l’opinion publique quant à l’importance de la statistique officielle et contribuer, de ce fait, à la propagation la plus large possible de la culture statistique. Cette même source estime que les statistiques de haute qualité à produire par les Instituts nationaux de la statistique (INS) doivent répondre aux normes et recommandations internationales, notamment les Principes fondamentaux de la statistique officielle de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’ONS fait aussi savoir que, dans sa quête permanente de mise à disposition du grand public des informations pertinentes, son site web http://www.ons.dz offre une large accessibilité aux données statistiques. Soulignons que lors de notre passage à ces portes ouvertes, un animateur et non moins statisticien, qui a tenu à garder l’anonymat, nous a expliqué : «La statistique est un outil primordial de développement d’un pays dans le sens où seule la statistique de qualité fournit une donnée de qualité. Comme c’est aussi (la statistique de qualité) un outil essentiel pour la bonne gouvernance», et qu’«une information statistique de qualité est cruciale, pour suivre et évaluer la croissance économique et les progrès sociaux». A notre question de savoir si les données statistiques relatives au 1er semestre 2018 allaient être bientôt rendues publiques, notre vis-à-vis s’est contenté de répondre : «C’est en voie.»
Notons que sur le site de l’ONS sont rapportées des données statistiques correspondant au 2e trimestre 2018. On le consultant, on relève qu’à cette période, les évaluations trimestrielles du PIB indiquent une croissance économique de 0,7%. Concernant la croissance économique d’avril à juin, elle est caractérisée par une forte baisse dans le secteur des hydrocarbures (-8,2%), mais la croissance hors hydrocarbures (2,8%) reste appréciable, essentiellement tirée par le secteur agricole qui connaît une performance soutenue de 8,9% contre 0,7% au 2e trimestre 2017. Autre donne relevée, l’indice brut des prix à la consommation de la ville d’Alger enregistre une hausse de 0,3 % en septembre 2018. Cette tendance, de moindre ampleur que celle relevée le mois écoulé (+0,5%), traduit l’évolution moyenne des prix selon les catégories de produits. Pour le détail, les prix des produits agricoles frais ont enregistré une hausse modérée de 0,3%. Les augmentations touchent, notamment, les fruits et les œufs avec des taux respectifs de +38,9% et +4,2%, alors que des baisses sont observées, essentiellement pour les légumes et la viande de poulet (respectivement -5,8% et -11,1%). On y relève, enfin, que les prix des produits alimentaires industriels enregistrent une légère hausse de près de 0,1% en septembre 2018 par rapport au mois écoulé. En septembre 2018 et par rapport à septembre 2017, l’évolution des prix des biens alimentaires est de +2,2%, avec +1,8% pour les produits agricoles frais et +2,7% pour les produits alimentaires industriels