C’est dans un contexte bien particulier que se déroulera, ce dimanche, le référendum sur le projet d’amendement de la Constitution. En premier lieu ce sera à un moment où l’état de santé du Président Tebboune inquiète plus d’un. Après, il y a évidement la crise sanitaire qui frappe de plein fouet le pays et dont le «rebond» est attendu. Les annonces répétées sur les risques d’une seconde vague de la Covid-19 sont loin de rassurer les Algériens. Les appréhensions sont immenses sur tous les plans. La peur de la contamination sera-t-elle déterminante dans le taux de participation ? Une question à laquelle «la réalité du terrain» tranchera.
Effectivement, ce référendum sera une occasion d’essayer de voir plus clair dans l’état d’esprit des citoyens face à la conjoncture actuelle. Cette dernière est le résultat du Hirak du 22 février 2019 mais pas que. Il y a évidemment le repère du 12 décembre 2019, date de l’élection présidentielle dont Abdelmadjid Tebboune en est sorti vainqueur. Le projet d’amendement de la Constitution proposé aux Algériens est ainsi le premier rendez-vous avec les urnes de «l’Algérie nouvelle» et son succès, ou pas, sera déterminant pour la nouvelle ligne instaurée. L’enjeu est énorme et ce référendum est attendu comme «fondateur» par le gouvernement.
La symbolique du choix de la date du 1er novembre pour ce rendez-vous est loin d’être négligeable. Il rentre dans ce «vœu» de consensus recherché par les initiateurs du référendum pour essayer de rassembler le maximum de personnes autour de ce projet. Ce qui est loin d’être acquis devant la fronde de ceux qui s’autoproclament «opposition» mais dont le poids reste encore indéterminé, et ce n’est pas avec les appels au boycott qu’on pourra le mesurer.
Effectivement, l’Algérie née du Hirak devrait inciter à réagir avec d’autres «arguments» que ceux utilisés auparavant. L’opposition pour l’opposition a fait son temps, et ses résultats n’ont jamais été positifs. L’avenir du pays mérite bien mieux que des stériles palabres qui arrangent certains puisqu’ils n’ont rien à proposer. Le changement commence également par une autre perception de la politique.