Le roi de Jordanie Abdallah II et le prince Hamza ont fait hier dimanche leur première apparition commune, après la tentative de sédition qui a secoué le royaume la semaine dernière, selon les images diffusées par la télévision officielle. Le souverain hachémite, son demi-frère Hamza, accusé d’avoir été impliqué dans le «complot», le prince héritier Hussein, leur oncle Hassan et les autres membres de la famille royale se sont retrouvés ensemble dans le mausolée où sont enterrés les trois rois ayant gouverné le pays au cours du siècle passé, Abdallah Ier, Talal et son fils le roi Hussein. En habits civils, sauf le prince héritier qui portait un uniforme militaire, ils ont récité la Fatiha, première sourate du Coran. Le roi Abdallah II avait affirmé mercredi que la crise sans précédent ayant éclaté dans la monarchie centenaire était «terminée», précisant que le prince Hamza mis en cause se trouvait chez lui, «sous sa protection». Une semaine avant la commémoration du centenaire, le prince Hamza, arrière-petit-fils du fondateur de la monarchie, avait été assigné à résidence, accusé d’être impliqué dans un «complot maléfique» contre son pays, ce dont il se défend. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées et, sous la pression de la famille, le prince a promis de «rester fidèle» au roi qui lui a retiré en 2004 le titre de prince héritier au profit de son propre fils aîné. Il a toutefois critiqué la mauvaise gestion du souverain pouvant conduire le pays à sa perte. Le 11 avril marque le jour de 1921 où Abdallah Ier, devenu émir hachémite de Transjordanie par la grâce des Britanniques, a pris les rênes du pouvoir. Les dirigeants actuels se vantent de la longévité remarquable du royaume dans une région si turbulente.