Immense surprise sur le 100 mètres ! L’Italien Lamont Marcell Jacobs a remporté la finale du 100 mètres, hier à Tokyo. En 9’’80, il s’offre un nouveau record d’Europe après celui qu’il avait déjà battu en demie. Fred Kerley (9»84) et Andre de Grasse (9»89) complètent le podium. Jacobs est le premier athlète italien sacré sur la ligne droite. L’Italie n’oubliera pas le quart d’heure de folie qu’elle a vécue sur le stade olympique de Tokyo, dimanche. Quelques minutes après le sacre de Gianmarco Tamberi à la hauteur, c’est l’improbable Lamont Marcell Jacobs qui a décroché la lune sur 100 mètres, en 9»80 (+0,1 m/s). Personne ne l’avait vu venir avant le week-end mais, de ses premières foulées samedi à sa marche triomphale hier, le sprinteur a réussi un sans-faute et entre dans l’histoire du sprint. Il succède à l’ancien maître des lieux, Usain Bolt.

Le record d’Europe battu deux fois
La retraite du patron avait laissé comme un vide, les absences des deux derniers champions du monde Justin Gatlin et Christian Coleman aussi, c’est Jacobs et non le grand favori Trayvon Bromell, éliminé en demie, qui l’a comblé. En 9»80, record d’Europe (qu’il avait déjà battu en demie en 9»84), Jacobs s’est offert le scalp de Fred Kerley et d’Andre de Grasse. L’Etatsunien et le Canadien ont signé leur meilleur temps en carrière, en 9»84 et 9»89, mais cela n’a pas suffi à stopper la bombe Jacobs. Lancé avec l’avant-dernier temps de réaction, Jacobs n’a pas pris les commandes de suite. Parti comme une balle, Fred Kerley semblait sur un boulevard, mais c’était sans compter sur Jacobs qui, du couloir 2, a pris l’autoroute du bonheur. A 26 ans, il décroche le titre d’une vie. Entre samedi et dimanche, Jacobs a battu trois fois le meilleur chrono de sa carrière. Samedi au premier tour, en 9»94 (record d’Italie), ce dimanche en demie, en 9»84 (record d’Europe), et puis, donc, en finale en 9»80 (2e record d’Europe).