Dans 9 jours, les 32e Jeux Olympiques de l’ère moderne vont commencer. L’évènement planétaire sera abrité par Tokyo (Japon) dans un contexte sanitaire compliqué. Certainement soulagé d’avoir sauvé l’édition 2020, décalée d’une année et qui risquait l’annulation, Thomas Bach, président du CIO, s’est emballé hier estimant que Tokyo est «la ville la mieux préparée de tous les temps».

Par Mohamed Touileb
Dépistages réguliers, déplacement limités, risques d’être non-partant…etc, les Olympiades 2020 sont déjà à mettre dans le casier d’exception. Jamais un évènement d’une aussi grande envergure ne s’est tenu dans des conditions sanitaires aussi complexes. Pendant longtemps, la crainte de voir le rendez-vous être tout bonnement annulé a pesé.

Etat d’urgence sanitaire décrété à Tokyo
A Tokyo, ville hôte des joutes, l’Etat d’urgence sanitaire est, encore une fois, entré en vigueur. depuis lundi Il devrait se prolonger pendant 6 semaines. Les contaminations à la COVID-19 n’ont pas vraiment baissé chez la population. Néanmoins, les responsables ont pris les dispositions nécessaires afin que les Olympiades puissent être organisées. Hier, le village olympique, qui ressemblera à un bulle sanitaire géante pour les athlètes, a ouvert ses portes en présence du patron du Comité Olympique international (CIO), Thomas Bach. Le Belge était accompagné par la présidente de Tokyo 2020, Seiko Hashimoto. Le premier responsable du CIO a loué les efforts fait par le Comité d’organisation : «Vous avez réussi à faire de Tokyo la ville la mieux préparée de tous les temps pour des Jeux olympiques. C’est encore plus remarquable dans les circonstances difficiles auxquelles nous devons tous faire face», a-t-il reconnu à l’endroit de son interlocutrice. Le Coronavirus sera le plus grand adversaire de ce raout sportif qui se déroulera, restrictions obligent, à huis clos dans toutes les épreuves. S’il n’a pas pris une nouvelle vague épidémique de plein fouet comme la plupart des pays à traverse le monde, on notera que le Japon a recensé plus de 815 400 contaminations et près de 15 000 décès depuis l’apparition de la COVID-19.

Village olympique : forteresse imprenable ?
D’ailleurs, pendant longtemps, les Tokyoïtes ont manifesté leur refus de voir la capitale de l’archipel abriter les Jeux Olympiques. Les pertes financières s’annoncent énormes pour le Pays du Soleil Levant. D’autant plus que les différentes compétitions devront se dérouler sans la présence du public. Les Autorités pourraient compter sur le CIO pour que les dépenses pour organiser les jeux soient amorties. Il y a deux mois, Mme Hashimoto avait reconnu que «notre objectif est toujours d’avoir des sites pleins, mais au regard de mesures nécessaires pour lutter contre le virus, nous ne devons pas surcharger les services médicaux.» Depuis, les données sanitaires ne se sont pas améliorée. Pour preuve, même le plan initial du dépistage des athlètes a été modifié. En effet, les sportifs participants aux différentes épreuves seront testés quotidiennement, alors que, dans un premier temps, on prévoyait des tests tous les quatre jours. Avant de pouvoir pénétrer dans le village, qu’il quittera 48 heures après la fin de son aventure, chaque athlète devra observer un confinement de 4 jours dès son arrivée.