Une question qui vaut la peine d’être posée : combien rapportent les médailles olympiques aux athlètes ? Si chaque fédération est libre de récompenser goulûment ou non ses médaillés.Tous les athlètes ne sont pas logés à la même enseigne. Alors que les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 battent leur plein, de nombreuses médailles ont déjà été distribuées. Il y a évidemment l’immense fierté de trôner sur le podium olympique, mais également ce que cela rapporte concrètement en termes de revenus.

GRILLE TARIFAIRE QUI VARIE
Il faut savoir que le Comité national olympique ne donne aucune prime aux différents médaillés. Chaque pays, indépendamment des autres, doit décréter sa propre grille tarifaire pour récompenser ses athlètes. Par exemple, pour le cas de la France, la somme est claire : 65.000 euros pour une médaille d’or, 25.000 pour une breloque en argent et 15.000 euros pour le bronze olympique. Cette année, le gouvernement français a été très généreux en comparaison aux précédents Jeux, ceux de Rio 2016, où chaque athlète tricolore avait remporté 50.000 euros pour l’or, 20.000 pour l’argent et 13.000 pour le bronze. Ainsi, Romain Cannone, vainqueur 15-10 du Hongrois Gergely Siklosi en finale de l’épée, rentrera en France avec une belle enveloppe de 65.000 euros qu’il recevra via l’Agence nationale du sport (ANS). Mais quid de son entraîneur ? L’ANS a annoncé que les entraîneurs des athlètes ayant performé aux Jeux de Tokyo toucheraient la moitié de la récompense fixée pour chaque médaille afin qu’ils soient récompensés « de manière conséquente » et « associés à la réussite de leurs athlètes », comme l’a expliqué Claude Onesta, le manager de la haute performance à l’ANS.

LE KAZAKHSTAN PLUS GÉNÉREUX QUE LES ETATS-UNIS
L’Espagne, pays frontalier à la France, a débloqué une enveloppe bien plus importante pour récompenser ses athlètes. Chaque Espagnol vainqueur d’une compétition olympique touchera 94.000 euros de prime, contre 48.000 pour l’argent et 30.000 pour une médaille de bronze. Alors que l’on pourrait croire que l’enveloppe serait encore plus démesurée outre-atlantique, le Comité olympique américain est loin d’être celui qui paye le plus. Depuis un dernier accord datant de 2017, chaque médaillé de Team USA recevra entre 32.000 et 12.800 euros en fonction de sa performance. La palme de la plus grosse récompense revient au Kazakhstan. Le ministre de la Culture et des Sports local, M. Aktutu Raimkulova, a déclaré ne pas compter pour motiver ses troupes, offrant plus de 210.000 euros de prime à chaque champion olympique kazakh. A contrario, un médaillé olympique suédois ou britannique ne percevra aucune récompense pécunière. Et devra se contenter du seul le prestige national. n