Les Jeux Olympiques 2020 de Tokyo débuteront dans 8 jours pour durer jusqu’au 8 août. Ainsi, conformément au protocole sanitaire mis en place par les autorités japonaises, les athlètes doivent être sur les lieux 7 jours, au minimum, avant leur éventuelle entrée en lice. Cette dernière reste liée aux données des tests qui doivent être négatifs pour permettre à l’athlète de concourir. Autrement, il sera déclaré non-partant.

Par Mohamed Touileb
C’est pour cette raison que certains des 44 sportifs Dz de 14 disciplines différentes qui vont prendre part au rendez-vous planétaire se sont envolés vers l’archipel dès hier.
Un premier contingent d’athlètes algériens et leurs accompagnateurs arrivent aujourd’hui au Pays du Soleil Levant pour observer 96 heures de confinement avant de pouvoir intégrer le village olympique si tout se passe bien sur le plan sanitaire. Deux skiffeurs, les boxeurs, les judoka(te)s et les nageurs font partie de ce premier départ qui sera suivi de 3 autres programmés pour demain, après-demain et le 21 du moins selon une source digne de foi.
Makhloufi forfait ?
Ainsi, l’aventure olympique commencera pour nos ambassadeurs qui n’auront pas la tâche facile. On ne peut pas dire quelles sont les chances réelles des médailles. D’autant plus que les dernières indiscrétions que nous avons pu avoir évoquent un éventuel forfait de Taoufik Makhloufi, unique médaillé algérien sur les deux dernières éditions à Londres (2012/Médaille d’or sur 1500m) et Rio de Janeiro (2016/médailles d’argent sur 800 et 1500m). L’absence, très probable, du demi-fondiste sera un véritable coup dur pour notre représentation en termes de qualité. Il est clair qu’à 33 ans, l’organisme de Makhloufi n’est pas le même que celui d’il y a 9 ans de cela quand il a pu se poser au sommet de l’olympe du demi-fond. Toutefois, son aura et sa notoriété avaient de quoi donner plus d’allures à notre délégation.
Melih et Flissi en chefs de file
En tête de file, de cette délégation il y aura le boxeur Mohamed Flissi et la nageuse Amel Melih qui seront les porte-drapeaux pour ces joutes. Pour la première fois, et au nom de l’égalité des sexes, il a été décidé que chaque pays choisisse un homme et une femme pour ce rôle honorifique.
D’ailleurs, Les Olympiades de Tokyo 2020 affiche un équilibre entre les sexes, avec un quota de places pour les femmes de près de 49 %. C’est la première fois que la gente féminine enregistre une participation aussi élevée. Aussi, la commission exécutive du CIO a décidé que tous les Comités Nationaux Olympiques (CNO) participants peuvent d’être représentés au minimum par une femme et un homme à toutes les éditions des Jeux Olympiques d’été. En parlant des porte-drapeaux, on soulignera que Sonia Asselah (judo) s’était vue confiée ce rôle à Rio en 2016 alors que le pugiliste Abdelhafid Benchebla l’avait rempli en 2012 à Londres.<