Neuf mois. C’est le temps qui nous sépare du lancement d’un événement très important, que ce soit sur le plan local ou international, en l’occurrence les Jeux méditerranéens. Ils se dérouleront du 25 juin au 5 juillet 2022 à Oran.
Neuf mois, c’est déjà demain, et il est plus qu’indispensable que tout soit prêt pour le jour J. C’est sans aucun doute l’une des principales raisons de l’introduction de ce point dans le dernier Conseil des ministres qui s’est déroulé dimanche dernier. Cette 19e édition des JM se déroulera pour la seconde fois en Algérie. La première remonte à 46 ans, en 1975, autre époque, autre monde.
Sur le plan des résultats espérés dans les différentes disciplines, le scepticisme est en toute logique au rendez-vous. Il suffit juste de se rappeler ce qui s’est passé récemment aux jeux Olympiques de Tokyo pour constater l’état pitoyable dans lequel baigne le sport en Algérie. Revenir avec zéro médaille de ces joutes a été un cinglant revers pour tous les responsables du secteur qui ne cessaient de fanfaronner sur les réalisations et le travail (sic) entrepris dans les différentes disciplines.
Concernant les infrastructures qui vont accueillir les différentes compétitions, les appréhensions restent encore de rigueur. La dernière polémique, et rocambolesque histoire, autour d’un barbecue organisé au nouveau stade d’Oran est loin d’être rassurante sur le sérieux des préparatifs.
Faut rappeler tout de même que l’Algérie a obtenu l’organisation de ces Jeux méditerranéens en août 2015. Plus de six ans ont passé et aucune excuse sur le manque de temps ne peut être évoquée en cas d’un quelconque dysfonctionnement.
D’ailleurs, s’il fallait trouver un seul argument pour démontrer l’importance de ces JM, il suffit de se fixer sur la date de clôture prévue. Ce sera le 5 juillet 2022. Elle coïncide ainsi avec le 60e anniversaire de l’indépendance. Tout un symbole qui donne d’ores et déjà l’ampleur du défi.
Il est également utile de rappeler quelques détails loin d’être anodins. Lors des JM de 1975, l’Algérie, chez elle, s’était classée à la 8e place avec 20 médailles (dont 4 en or). Tout juste 13 ans après l’Indépendance le prix du pétrole était à un peu plus de dix dollars…