Pourtant, tout avait bien commencé pour nos U18 avec un succès aussi magnifique que héroïque face à l’Espagne lors du 1er match. Cette victoire avait augmenté les chances, infimes au début, d’atteindre la demi-finale. Mais les protégés de Mourad Slatni n’ont pas pu capitaliser sur l’entame réussie en s’inclinant lors des deux sorties suivantes contre le Maroc et l’Espagne. Malgré le soutien indéfectible du public qui était présent pour les encourager, nos juniors ont affiché leurs limites, payant une préparation loin d’être optimale pour ce rendez-vous.

L’assemblage peut donner des coups d’éclats. Mais rien ne vaut la continuité et le véritable travail pour avoir une constance dans la performance. Cette règle est clairement valable pour nos U18 qui sont tombés face à plus forts qu’eux.

Rattrapés par l’enjeu

En tout cas, dès le verdict du tirage au sort qui les a mis dans le groupe « A » avec l’Espagne, le Maroc et la France, la mission semblait déjà compliquée pour eux. Mais il y a eu ce gros espoir après avoir sorti un premier match de qualité contre les Ibérique décrochant 3 points qui ont fait du carré d’as un objectif atteignable.
A en oublier que cette sélection n’a pas bénéficié de préparation qui réponde aux normes pouvant garantir que l’on tire la quintessence du potentiel. Au moment d’affronter le Maroc pour son second test, l’EN rêvait de terminer le job et valider sa présence en demies. Mais l’adversaire a pu exploiter les lacunes tactiques et les erreurs pour l’emporter 2 buts à 0 dans le stade de Sig qui avait affiché plein pour cette occasion.

Même s’il y a contraintes, Slatni a failli

L’attente était énorme et les camarades de Henfoug ont craqué sous la pression en s’inclinant 2 buts à 0. Psychologiquement, les petits « Verts » n’étaient pas au point. On ajoutera à cela « le manque de préparation sur le plan physique. Nous n’avons effectué que deux stages, ce qui reste insuffisant pour aborder un tournoi important comme les JM », comme l’a expliqué le sélectionneur après le deuxième revers (2-3) infligé par la France en clôture de la phase de poules. Slatni a aussi justifié que « les turbulences vécues par la Fédération algérienne (FAF), avec notamment la démission de son président Charaf-Eddine Amara ont perturbé la préparation du groupe pour le rendez-vous méditerranéen ». Toutefois, cela ne peut pas justifier à lui seul cette contreperformance. Il y avait des lacunes tactiques manifestes. Et cela incombe au staff technique et les responsables de la FAF.
Les catégories de jeunes ont besoin de plus d’encadrement et d’une politique réelle pour parvenir à assurer une certaine continuité dans les résultats. L’orgueil et le « cœur » ne peuvent pas suffire quand on affronte des adversaires mieux préparés et formés. Push & cie en ont fait l’amère expérience lors de cette compétition même si honorer le drapeau figurait en priorité dans leurs intentions.