Alors qu’elle avait une réelle chance d’assurer sa qualification en demi-finale du tournoi de football des Jeux Méditerranéens 2022 à Oran (25 juin – 06 juillet) mardi, l’équipe nationale U18 a manqué le coche face au Maroc (défaite 0-2). Ce résultat condamne les petits «Fennecs» à s’imposer (ou faire un nul dans le meilleur des cas) ce soir (20h) contre la France au stade Ahmed Zabana. Pour nos juniors, la défaite n’aura d’autre synonyme que l’élimination.

Certes, il ne faut pas mêler la politique au sport. Mais on ne peut pas nier que cette rencontre entre les petits «Verts» et les «Bleuets» aura un cachet spécial et un enjeu capital. La rivalité est là. Et comme un symbole, cette explication se déroulera sur la pelouse d’un stade dont le nom est évocateur : celui d’Ahmed Zabana. Un martyr qui a été guillotiné par l’Occupant français un 19 juin 1956 durant la Guerre de Libération.

Honneur et survie

Pour bien aborder ce match, les camarades d’Akhrib Lahlou devront digérer le revers amer concédé mardi face aux Marocains. Dans un stade de Sig qui a affiché plein pour l’occasion, les protégés de Mourad Slatni ont raté la marche et l’opportunité de valider leur ticket pour le carré d’as en laissant filer les trois points.
Pourtant, ils semblaient en bonne posture après le probant succès en ouverture contre l’Espagne (1-0). Après la contreperformance du derby maghrébin, le sélectionneur national a indiqué qu’«on savait que c’est un derby spécial. On a préparé les joueurs sur le plan psychologique. On devait gérer leurs émotions après la victoire contre l’Espagne mais visiblement on n’a pas eu assez de temps pour le faire. On les a préparés à l’agressivité de l’adversaire aussi. Les deux équipes voulaient gagner. On a joué prudemment, ils ont marqué sur une balle arrêtée et le carton rouge de Hanfoug nous a porté préjudice. Il était bon mais il a fauté. Ensuite, on était obligés de jouer l’attaque mais on a manqué d’efficacité».
Il ajoutera qu’ «En tout cas, il nous reste un match contre la France. On fera tout pour se qualifier et on suivra avec intérêt l’autre match du groupe». Et dans l’autre duel du quartet «A», les Français et les Espagnols se sont quittés dos à dos (1-1). Ce résultat est le meilleur que les Dz pouvaient espérer car ils pourraient se contenter du nul face à l’EDF pour passer. A condition que les Ibériques, qui restent dans le coup et joueront pour la victoire contre le Maroc, l’emportent.

Alerte climat hostile

Dans ce cas, les nôtres, qui composeront sans Henfoug (expulsé et suspendu), passeront grâce au goal-average particulier car ils ont dominé la «Rojita» en ouverture. Toutefois, l’idéal pour les nôtres est de glaner les trois points afin d’éviter tout mauvais scénario du côté de Sig. Pour cela, ils pourront compter sur le soutien du public attendu en masse comme lors des deux précédents tests.
L’empoignade pourrait se dérouler dans un climat hostile pour les visiteurs dont l’hymne risque d’être fortement conspué. On peut penser que c’est de bonne guerre. Mais cela a éreinté les officiels Français en marge du match contre les Ibériques qui n’ont pas hésité à quitter la pelouse pour protester contre cette attitude.
A vrai dire, siffler l’hymne d’un pays est condamnable. Peu importe le passif historique. Cela va à l’encontre des valeurs du sport. Le respect est de mise parce qu’il ne s’agit que d’un match de football avec un verdict que le terrain rendra dans l’espoir qu’il sera en faveur de nos jeunots. In fine, notons que dans l’autre quatuor (B), l’Italie a déjà assuré sa présence en demies. Ils seront confrontés aux Turcs qui ont besoin des 3 points pour espérer passer. Mais cela dépendra du résultat du Portugal face à la Grèce. Vainqueurs de la Turquie lors de la 2e journée, les Portugais passeront directement en cas de victoire.