Pour inaugurer les Jeux Méditerranéens dans leur 19e édition, l’Algérie a tenté de mettre le paquet. Si la cérémonie d’ouverture a enthousiasmé plus d’un, ce n’est manifestement pas le cas du Comité International des Jeux Méditerranéens (CIJM) qui a saisi Mohamed-Aziz Derouaz, président-commissaire du Comité d’organisation des JM-2022, pour relever des «défaillances importantes et fondamentales».

C’est ce qu’on appelle faire la fine bouche et chipoter. Décidément, le CIJM n’est pas satisfait de la qualité de la séquence 2022 de ses joutes qui se tient à Oran (25 juin – 06 juillet). Pourtant, de visu, tout semble bien se dérouler. On peut même constater que les Méditerranéades ont pris une certaine dimension pour ce qui est de l’intérêt médiatique et de l’engouement. Surtout quand on voit l’audience lors du show d’ouverture et le public qui est présent dans les différents concours et discipline depuis le début de la compétition.

Parler de sentiment d’insécurité est incompréhensible

Cependant, on peut concéder que l’Algérie n’a pas trop l’habitude d’organiser des événements sportifs d’une certaine envergure. Et cela peut donner lieu à des approximations, voire des manquements. Mais ce n’est pas pour autant que le Comité exécutif du CIJM se montre indulgent. En effet, ce dernier a contacté Derouaz pour évoquer ce qu’il qualifie de «défaillances importantes et fondamentales sur le plan de l’organisation lors de la cérémonie d’ouverture».
La correspondance, signée par le secrétaire général, Iakovos Filippousis, relève aussi «un plan de transport désastreux. La faillite dans ce dernier registre a «empêché une soixantaine de personnes du Comité exécutif de CIJM, des présidents et secrétaires généraux des Comités Olympiques et des fédérations internationales ainsi que d’autres invités de marque de la famille méditerranéenne n’ont pas pu arriver au stade à temps».
Le CIJM va plus loin en indiquant que les officiels n’ont «pas pu y trouver refuge qu’après de nombreuses heures, ayant été gravement menacés de leur sécurité». Là, c’est tout bonnement exagéré. Tout cela a «créé des impressions extrêmement négatives chez les membres de la famille méditerranéenne et ont provoqué de vives réactions», comme souligné dans la lettre.

Un ton de remontrance inadmissible

Par ailleurs, le CIJM note «l’absence totale, sans précédent, de bénévoles, ainsi que l’incapacité de subvenir aux besoins basiques de ses membres en termes d’assistance médicale et d’approvisionnement en eau». En somme de tous ces points négatifs, le Comité exécutif du CIJM exige «des excuses formelles et dans les plus brefs délais de la part du Comité d’organisation Oran 2022».
Le ton et les tournures employées dans ce document sont pour le moins surprenants.
Surtout que le président du CIJM, Davide Tizzano, et celui du CIO, Thomas Bach, n’ont pas hésité à féliciter l’Algérie pour la cérémonie d’ouverture qu’ils ont trouvée grandiose. La réaction de la partie Dz est attendue pour ces tirs à boulets rouges incompréhensible.