À quelques semaines du début des Jeux Méditerranéens 2022 à Oran (25 juin – 05 juillet), les premières turbulences se font ressentir. En effet, pour le concours équitation, la France, l’Espagne et l’Italie ne seront pas de la partie comme prévu initialement. C’est la Fédération française d’équitation (FFE) qui était la première à annoncer son retrait justifiant que « les garanties attendues n’ont pu être apportées par l’organisateur ». Un argument que Mohamed-Aziz Derouaz, Commissaire des JM-2022, a complètement nié en chargeant ouvertement les contestataires évoquant des explications mensongères.

Par Mohamed Touileb
L’information date de jeudi dernier. Mais elle n’a émergé qu’hier. En effet, la cavalerie française ne veut pas se présenter aux concours d’équitation des Jeux Méditerranéens. « Après concertation avec le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et le staff fédéral de saut d’obstacles, la Fédération Française d’Équitation (FFE) a pris la décision de renoncer à la participation de l’équipe de France aux Jeux méditerranéens d’Oran (ALG), prévus entre le 30 juin et le 3 juillet 2022 », écrivait l’instance dans un communiqué. Pour justifier ce forfait, la FFE explique que « malgré les multiples démarches entreprises tant au niveau sportif qu’administratif, au même titre que d’autres équipes européennes comme l’Espagne ou l’Italie, les garanties attendues n’ont pu être apportées par l’organisateur ». Elle ajoute qu’« en l’absence d’un programme sportif spécifique du Comité d’Organisation des Jeux méditerranéens d’Oran et d’un dispositif logistique et sanitaire garantissant le bien-être des chevaux, c’est à regret que la FFE a pris cette décision ».

Derouaz dément fermement !
Ces arguments, Mohamed Aziz Derouaz, Commissaire des «Méditérranéades», les a trouvés mensongers. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports a déclaré hier matin que « les comités olympiques et les fédérations sont libres de participer ou pas aux épreuves ».
Cependant, l’ex-sélectionneur de l’équipe nationale de handball révèle que « pour la première fois dans l’histoire des jeux, le Comité d’organisation a décidé de prendre en charge les frais de déplacements des cavaliers ainsi que leurs chevaux ainsi que la facilitation des procédures d’acheminement de ces derniers depuis le port d’Oran vers les écuries à leur arrivée en Algérie en collaboration avec le ministère de l’Agriculture ».
En outre, toujours pour ce qui est de l’acheminement des chevaux, Derouaz assure que « même s’ils arrivent dans des ports à proximité d’Oran, ils seront ramenés vers les écuries dans des délais records de 8 heures au lieu de 24 heures ». Ainsi, celui qui était président de la Fédération algérienne de handball (FAHB) met la FFE devant ses responsabilités. Les justificatifs pour « saboter » l’événement ne tiennent clairement pas la route après l’intervention de Derouaz qui a précisé que l’« Italie aussi a décidé de ne pas se présenter sans pour autant avancer des arguments mensongers ». Cette sortie médiatique vient balayer l’obstacle imaginaire.