PAR NAZIM B.
La désapprobation et la condamnation des propos d’Ahmed Raïssouni, prédicateur marocain et président de l’Union internationale des savants musulmans (UISM), se poursuivent, émanant de formations politiques et d’institutions religieuses.
En effet, le parti de Jil Jadid a fait part, via un communiqué rendu public hier, de son «étonnement» et ses «regrets» des propos «graves et délirants» du prédicateur marocain censé, selon les termes de la formation de Soufiane Djilali, «représenter l’élite religieuse des pays musulmans».
La même formation politique condamne ainsi l’attitude du religieux marocain, qui «en plus de considérer le Sahara Occidental comme marocain sans discussions, il dénie aux Mauritaniens la légitimité de leur souveraineté qui aurait due être d’emblée marocaine mais propose, toute honte bue, de mobiliser 35 millions de Marocains pour faire le Jihad en occupant Tindouf». Et d’ajouter que «sa fidélité déclarée à Allal El Fassi démontre bien que son ambition est de récupérer le «Maroc de l’Est jusqu’à Béchar et Adrar !», estimant qu’au-delà «du délire d’un tel discours qui appelle à une condamnation sans réserve, la question se pose sur le sérieux et le niveau de l’organisation dont il préside les destinées et surtout son instrumentalisation par des agendas internationaux».
Jil Jadid a estimé nécessaire de rappeler que cette «association» a déjà été instrumentalisée dans les conflits civils meurtriers dans divers pays musulmans pour aggraver les divisions», relevant que «la question qui reste posée est le sens de la présence et la participation de membres algériens dans cette organisation», car «leur engagement n’a, en effet, de sens que s’il constitue dès lors, un contrepoids efficace aux probables manipulations exogènes».