Des dizaines d’habitants de la cité Tabriht à El Milia (52km à l’Est de Jijel) dont les habitations menacent ruines ont bloqué la RN 43 reliant Jijel à Constantine en signe de protestation pour réclamer leur relogement. Les protestataires ont indiqué à l’APS que leurs habitations ont été fortement endommagées suite au glissement de terrain persistant depuis des années, représentant un danger pour eux et leurs enfants, ajoutant que «le tremblement de terre enregistré en janvier dernier a aggravé davantage la situation rendant le danger réel». Dans une déclaration récente à l’APS, les services de la wilaya avaient précisé que l’état de ces logements ne résulte pas du dernier tremblement de terre ou les répliques, mais remonte à plus de 10 ans», précisant que «184 familles résidant dans des logements classés dans la zone rouge avaient déjà été relogés». Les services de la wilaya ont formulé une demande aux services techniques spécialisés pour diagnostiquer les 166 logements restants et non classés dans une zone de danger en vue de prendre les mesures nécessaires, a fait savoir la même source. Contactés à cet effet, les responsables de la daïra d’El Milia sont restés injoignables. Par ailleurs, des dizaines d’habitants de plusieurs mechtas de la commune de Sidi Maârouf à l’Est de Jijel ont fermé le siège de l’Assemblée populaire communale (APC) revendiquant l’amélioration du transport scolaire, l’installation du chauffage dans les écoles primaires en plus de leur alimentation en eau potable.