L’engouement des jeunes pour la création d’entreprise n’est plus à démontrer. En effet, un riche échantillon exposait à l’occasion de la tenue, hier samedi, de la Conférence annuelle des start-ups au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal (CIC) Alger.
Venus des quatre coins du pays, de jeunes exposants et exposantes diplômés d’universités du pays avaient à cœur de faire connaître leur projet novateur non sans cacher toute leur soif de réussir. Tous les exposants que Reporters a pu approcher au fil de son passage sur les stands, la réflexion était la même, celle de concrétiser leur projet, en clair, réussir. Sur ce dernier point, Reporters a décelé chez ces diplômés un fort désir à vouloir s’installer à leur compte en entamant par une start-up.
Quelques-uns de nos locuteurs nous avouant qu’ils se sont inspirés du «succès story» de startup.olet. «Si le volet finances venait à être résolu, aucune épreuve ne pourrait ébranler notre objectif», nous a confié le co-fondateur de la start-up «Algérie Challenge». Un autre, plus sceptique, a rapporté que les décisions annoncées aujourd’hui «sont pour le moins intéressantes, puisqu’il s’agit des start-ups qui ne visent pas à exporter leur savoir-faire. Mais pour celles ambitieuses de se faire une place à l’externe, c’est une autre paire de manches car il faudra lever des barrières entre autres la problématique du change comme la question du rapatriement des bénéfices». En somme, pour nos interlocuteurs, «l’écosystème est appelé à s’épurer de toutes les entraves qui freinent les porteurs de projet».
«Tout ce que nous demandons c’est un accompagnement financier. Le reste relève de la volonté et de nos compétences à réussir», nous ont confirmé des jeunes diplômés. Parmi ces derniers, «à partir du moment où l’offre d’emploi pour les jeunes diplômés universitaires étant très inférieur à la demande, nombreux souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ou plus communément, la start-up». B. C.

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Omar Ali Yahia, general manager chez Beeform (formation)
«Pour peu que la législation soit plus souple en matière d’exportation de services, nous pouvons facilement gagner des parts de marché à l’international pour peu que nous possédions les moyens. Il faut seulement libérer les initiatives, au sein de notre jeunesse existent des génies auxquels il serait intéressant d’assurer un minimum de moyens pour s’émanciper.»

Fayçal du Micro club USTHB :
«Cette conférence peut créer le déclic. Ce qui est demandé par les jeunes diplômés c’est qu’on assure les conditions afin de concrétiser leurs idées novatrices. Sur ce point, je pense que le gouvernement a fini par comprendre que ce serait une erreur de sous-estimer notre soif d’innover dans les segments économiques où nous accusons un sérieux retard.»

Farid, cofondateur de la startup «Office Manager» :
«Le développement des start-ups doit devenir une réalité chez nous. A l’adresse des sceptiques, je rappellerai les sucess stories de start-ups qui sont parties de rien, ou du moins d’une idée novatrice venant d’un trio d’amis qui ont cru à leur projet. Autrement dit, réaliser des objectifs les plus ambitieux. Nos jeunes diplômés doivent savoir que la vie d’une start-up est souvent une succession d’à-coups et d’incertitudes, nécessitant de la réactivité et une stratégie sur le long terme. Et surtout beaucoup de persévérance.»