Buenos Aires s’est enflammé pour le Superclasico de la finale reour entre River Plate et Boca Juniors. Mais le football a laissé place à la violence et à la honte. Du trajet en bus jusqu’à l’annonce officielle du report de la rencontre à hier soir (21h)

, retour sur une journée qui fera couler au moins autant d’encre qu’elle n’a fait couler de sang samedi. On dit que le Superclasico n’est pas un match comme les autres, il n’a pas failli à sa réputation ce samedi soir. Alors que les deux équipes s’étaient quittées au match aller dans une ambiance cordiale et sur un nul (2-2), l’atmosphère était toute autre, ce samedi soir. À peine arrivée aux abords du Monumental, l’équipe de Boca Juniors a été prise pour cible par une frange de supporters adverses.
C’était à craindre mais l’extra sportif a pris le dessus sur le jeu, dans cette finale retour de Copa Libertadores entre les deux monstres du football argentin. Aux alentours de 20h15 alors que le bus des Xeneizes faisait chemin en direction du Monumental, ce dernier a été la cible de projectiles. Plusieurs objets difficilement identifiables ont été lancés en direction des joueurs de Boca Juniors, brisant quelques vitres de l’autocar au passage.
Une scène d’une rare violence qui a directement impacté l’intégrité physique de Pablo Pérez notamment, le capitaine de Boca Juniors est apparu avec un bandage au niveau de l’œil gauche, dans des photos diffusées sur les réseaux sociaux par ses soins. Plusieurs joueurs dont Carlos Tevéz ont également rencontré des problèmes de respiration dans les couloirs du stade, suite à une attaque au gaz poivré.
Quand Boca Juniors et River Plate ont refusé de jouer
«Nous ne sommes pas en condition de jouer», a clamé Carlos Tévez, peu de temps avant le coup d’envoi initial (21h), un sentiment partagé par son coéquipier Fernando Gago. Toutefois, ce triste spectacle aura permis de mettre en avant le fair-play de River Plate. Selon plusieurs journalistes présents au Monumental, Marcelo Gallardo aurait contacté son homologue Guillermo Barros Schelotto pour lui faire part de son envie de renoncer au match. Attendues sur la pelouse, aucune des deux équipes ne s’est présentée, d’un commun accord.
La FIFA et la Conmebol ne voulaient pas du report
Si une autre issue qu’un report apparaissait comme difficilement inimaginable, les grandes instances du football ont tout fait pour éviter ce scénario. Présent au Monumental ce dimanche, le président de la FIFA, Gianno Infantino, aurait fait part de son opposition à l’annulation de la rencontre. Une idée partagée dans un premier temps pour la Conmebol qui a annoncé pas moins de trois horaires différents durant la soirée (21h, 22h15, 23h15), avant de faire machine arrière. C’est finalement aux alentours de 23h20 que la sentence est tombée. Le report du match à hier (21h heure française) a été annoncé dans la foulée.