Les choses sérieuses devraient ainsi commencer à partir de ce week-end pour l’élection présidentielle 2019. Les partis qui ne se sont pas déjà prononcés devraient le faire rapidement et adjoindre de fait leur « participation » à la kermesse qui s’annonce animée et pleine de rebondissements. Les partis de l’Alliance présidentielle devraient également, sans surprise, appeler le président Bouteflika à « poursuivre sa mission » à la tête de l’Etat pour les cinq ans à venir. Et rentrer dans une bataille qui ne sera pas de tout repos. La bataille politique, nécessairement âpre, qui devrait s’enclencher avec la campagne électorale ne devrait pas faire oublier les règles du jeu. Le scrutin très attendu du 18 avril prochain représentera sans nul doute un jalon important pour la vie de la cité et pour l’avenir de l’Algérien. Choisir celui qui aura pour mission de mener le bateau Algérie pour les prochaines cinq années est évidemment capital.
Un acte prudent et un devoir citoyen. Le résultat de ce vote conditionnera irrémédiablement le futur politique du pays appelé à évoluer. Les présidentielles sont indéniablement un moment politique pas comme les autres dans la vie de toute république.
Une étape où les citoyens seront appelés à choisir parmi un certain nombre de prétendants, qui remplissent les conditions, le futur chef de l’Etat qui représentera tous les Algériens.
Même si, il faut le dire, les Algériens sont de moins en moins en harmonie avec le fait politique, il faut en convenir que le vote pour élire le président de la République engage tout un chacun. D’abord moralement ensuite dans l’action citoyenne. Seulement, il serait pour le moins judicieux d’exploiter cette importante joute politique, quel que soit le résultat, pour poser les véritables questions qui engagent le pays et la société. Il s’agit impérativement de corriger les incongruités et autres errances banalisées en nos murs. Et se caler définitivement sur le seul rail qui vaille, celui du développement.