Carlos Queiroz a pris avec philosophie la défaite des siens face au Japon (0-3) en demi-finale de la Coupe d’Asie. A l’issue de cette élimination, l’entraîneur Portugais a décidé de quitter la sélection iranienne, à sa manière. «Maintenant la fin est là, a déclaré le technicien âgé de 65 ans. Je suis très heureux et très fier, parce que je l’ai fait à ma manière.»
Queiroz, qui avait notamment présidé aux destinés de Manchester United, du Real Madrid et du Portugal, serait maintenant intéressé par le poste de sélectionneur de la Colombie. Il a passé presque huit ans à la tête de l’Iran, soit le plus long bail d’un sélectionneur, conduisant l’équipe à deux phases finales de Coupe du monde.
Le départ de Queiroz coïncide avec la 6e défaite en six demi-finales de l’Iran depuis 1976, l’année de leur dernier titre continental. En quatre confrontations avec le Japon, l’Iran n’a même pas réussi à marquer le moindre but. Mais cela n’a pas semblé perturber Queiroz au moment de dire au revoir à ses joueurs et de leur rendre hommage : «Ils l’ont fait pour le peuple. Ils ont envoyé un message au reste du monde que les Iraniens méritent d’être vus différemment. C’est une chance pour la liberté.»
A la question d’un journaliste lui demandant de présenter ses excuses pour cette défaite, la plus lourde de l’Iran depuis 1988 en Coupe d’Asie, il a sèchement rétorqué : «Et vous, quel est votre rôle au cours des huit dernières années ? Votre rôle était le silence et la complicité, et rien d’autre !»