Contrairement à l’idée reçue, l’Algérie est un pays attractif, voire très attractif pour l’investissement par rapport à la majorité des pays du continent africain. C’est ce qu’a révélé un rapport intitulé «Africa Investment Index 2018», fait par le groupe Quantum Global, qui a effectué un classement des pays africains les plus attractifs pour l’investissement.

Selon le rapport, qui prend en compte six facteurs (la croissance, la liquidité, les facteurs de risque, les facteurs liés à l’environnement commercial, les facteurs démographiques et les facteurs liés au capital social), l’Algérie est le troisième pays africain offrant l’environnement le plus adéquat pour des investissements sur le continent. Elle arrive derrière, respectivement, le Maroc et l’Egypte.   Cette performance est due à un climat des affaires jugé favorable, à une bonne gestion des risques liés à l’économie ainsi qu’à un capital social. La taille de l’économie nationale a été prise également en compte dans l’élaboration de ce classement. D’après ce classement des 10 économies africaines les plus attractives pour les investissements, le Maroc arrive en tête, devant, respectivement, l’Egypte, l’Algérie, le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie, la Zambie, le Kenya et le Sénégal. La République centrafricaine reste, quant à elle, dernière de la classe, en étant l’économie la moins attractive pour les investissements, en raison notamment du climat sécuritaire peu favorable pour les investisseurs étrangers.
Selon le document, cité par l’agence Ecofin, les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique ont considérablement chuté en 2016. Cependant, les experts tablent sur une reprise de ces investissements dans les prochaines années, en raison notamment de la remontée des cours du pétrole et de l’augmentation des IDE dans les secteurs non pétroliers. «Les Etats-Unis restent la première source des IDE en Afrique, juste devant le Royaume-Uni, la France, la Chine et l’Afrique du Sud», indique également le rapport. Notons, sur ce point, que l’Algérie compte modifier son cadre législatif pour attirer plus d’investisseurs étrangers dans le domaine de l’exploration des hydrocarbures. Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a, en effet, indiqué que la nouvelle loi sur l’Energie en préparation envisage d’offrir plus d’incitations fiscales, de façon à attirer davantage d’investissements étrangers et augmenter l’exploration.