L’Algérie devrait investir 43,1 milliards de dollars pour ses projets énergétiques durant la période 2020 à 2024, selon une étude de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (Opaep) consacrée aux premières répercussions de la pandémie de la Covid-19 sur les prévisions d’investissements dans le secteur à travers le monde.
Ce montant classe notre pays au 6e rang parmi les membres de l’Opaep, souligne cette dernière, dont l’étude s’appuie sur la base des données de la Société arabe des investissements pétroliers (Apicorp). Concernant les projets énergétiques de l’ensemble des pays membres de l’organisation, ils se chiffrent à 592 milliards de dollars durant la même période, dont 246,5 milliards de dollars d’investissements engagés et 344,9 milliards de dollars d’investissement prévus, précise la même source, non sans mettre en avant l’impact de la crise sanitaire sur ses pays membres, à l’instar de tous les pays du monde. «Les profondes répercussions resteront palpables pendant longtemps dans tous les aspects de la vie, et notamment dans le secteur de l’énergie», prévoit l’Opaep, expliquant que la Covid-19 «impactera les investissements énergétiques dans le monde et dans les Etats membres».
Le plus gros investisseur du secteur parmi les pays arabes reste l’Arabie saoudite, et ses projets 2020-2024 devraient totaliser 129,8 milliards de dollars, dont 55,1 milliards de dollars au titre des projets engagés et 74,7 milliards de dollars au titre des projets prévus, poursuit la même source. Le géant énergétique mondial est suivi d’un autre Etat du Golfe, en l’occurrence les Emirats arabes unis (EAU), avec un total d’investissements de 117,5 milliards de dollars, dont 50,9 milliards de dollars au titre des projets engagés et 66,6 milliards de dollars au titre des projets prévus. L’Egypte arrive en troisième position avec un total d’investissements de 100,2 milliards USD, suivie par l’Irak (93,2 milliards USD), le Qatar (43,8 milliards USD), l’Algérie (43,1 milliards USD), puis le Koweït (40,2 milliards USD), Bahreïn (11,1 milliards USD) et la Libye (9,7 milliards USD), en sus de la Tunisie (3,4 milliards USD).
S’agissant des investissements par secteurs énergétiques, l’organisation indique que l’industrie pétrolière occupe la première place, avec des investissements s’élevant à 189 milliards USD, soit 31,9 % du total d’investissements énergétiques dans les pays de l’OAPEC. Le secteur de l’électricité arrive en deuxième position avec un total d’investissements de 185,2 milliards USD, suivie par l’industrie du gaz (137,7 milliards USD), puis l’industrie chimique (78,7 milliards USD). Dans l’industrie pétrolière, la première place revient à l’Irak avec des investissements de l’ordre de 59,6 milliards USD, devant les EAU (45,7 milliards USD), l’Arabie saoudite (31,3 milliards USD), l’Algérie (15,8 milliards USD), et le Qatar (10,6 milliards USD).
Pour les investissements dans le secteur de l’électricité, l’Arabie saoudite vient en tête avec un total de 41,1 milliards USD, puis les EAU (40,8 milliards USD), l’Egypte (38,8 milliards USD) et le Koweït (20,7 milliards USD), suivi de l’Algérie (17,8 milliards USD) et l’Irak (14 milliards USD). Dans le secteur gaz, l’étude de l’Opaep précise que pour le Moyen-Orient et l’Afrique, les investissements connaîtront une stabilité en 2020 par rapport à 2019, et ce «en dépit de la baisse de la demande mondiale sur le gaz de plus de 4%/an, contrairement à 2019 où les décisions d’investissement dans les projets GPL ont battu des records».
F. N.