L’avant-projet de Loi de finances complémentaire 2020 approuvé, dimanche, par le Conseil des ministres, se donne comme objectif de consolider le pouvoir d’achat des citoyens, d’améliorer le rendement fiscal de l’Etat et de s’ouvrir aux investissements étrangers sérieux. La présence du qualificatif « sérieux » dans l’intitulé du communiqué de la présidence, en évoquant les investissements étrangers, n’est pas anodine. La situation économique actuelle ne saurait admettre désormais de l’approximation dans l’acceptation d’investisseurs douteux, et dont l’activité n’apporte en rien une valeur ajoutée. L’expérience passée a souvent laissé place à des investissements qui sont avérés de véritables flops mettant plus à mal le financement local. Et contraignant l’administration à gérer des quiproquos économico-administratifs sans fin. L’attraction des investissements étrangers requiert un environnement économique adéquat. Il est évident que l’investisseur étranger ne se risquerait pas d’apporter ses capitaux sans un minimum de garanties. Il faudrait seulement faire en sorte au préalable que l’attractivité de notre économie soit de qualité. C’est le seul moyen à même d’aimanter les capitaux dont l’objectif évident est de faire des profits. Le meilleur qui puisse arriver à une Algérie, actuellement en mode de relance, c’est bien de reconstruire une économie à la mesure de ses potentialités. Et la mise en place d’un environnement économique compétitif qui déclencherait l’appétence de l’investisseur étranger. Dans une économie nationale à redynamiser, la perspective de la mise en œuvre de réformes structurelles visant à rétablir de manière progressive et durable nos équilibres budgétaires et extérieurs, reste une entreprise obligée. Il faudrait limiter les dépenses publiques par des ajustements structurels, assainir l’environnement économique et valoriser ses propres potentialités. Encourager davantage les investissements étrangers est une nécessité, à condition bien évidemment d’être particulièrement exigeant dans la nécessité, le sérieux et la qualité de l’investisseur.