Les directions de wilaya de l’industrie ont reçu, durant les mois de septembre et octobre 2022, quelque 1808 opérateurs économiques pour écouter et prendre en charge leurs préoccupations, a indiqué un bilan du ministère de l’Industrie.

Ces actions interviennent en application des instructions données le 11 septembre dernier par le ministre du secteur, Ahmed Zaghdar, aux directeurs de wilaya pour recevoir les investisseurs et les opérateurs économiques afin de les écouter, de répondre à leurs questions et de prendre en charge leurs préoccupations. Pour le ministère de l’Industrie, la “grande affluence” enregistrée dans les directions est le résultat des réformes engagées par les pouvoirs publics, notamment à travers la promulgation de la nouvelle loi sur l’investissement.

C’est un signe également, selon le ministère, de “la confiance retrouvée entre les investisseurs et les opérateurs économiques et l’administration, grâce aux dispositifs créés, tels que la Commission chargée de la levée des obstacles et le Médiateur de la République, outre la politique de relance des projets suspendus initiée par le Président de la République”.

Selon le bilan du ministère de l’Industrie, dont une copie est parvenue à l’APS, les demandes de renseignements sur la nouvelle loi sur l’investissement et les demandes de foncier industriel ont été au centre des intérêts des investisseurs et des opérateurs économiques qui ont été reçus, avec un taux de 83 % du total des préoccupations soulevées au niveau des directions de wilayas en septembre et octobre derniers.

Les préoccupations relatives à la nouvelle loi sur l’investissement arrivent avec 764 préoccupations, suivies des demandes du foncier industriel (737 préoccupations), puis des préoccupations liées à la levée des obstacles et aux mesures administratives relatives aux permis d’exploitation, aux permis de construire et au raccordement aux différents réseaux (307 préoccupations enregistrées).

Ces préoccupations ont été prises en charge par les directions de wilayas, en fournissant des explications sur les questions soulevées concernant la nouvelle loi sur l’investissement, en enregistrant les demandes de foncier industriel et en réorientant les investisseurs vers les autorités administratives compétentes pour une prise en charge, notamment pour les questions, dont la décision finale relève d’autres secteurs, tout en apportant des précisions sur le rôle de la commission de wilaya chargée de lever les obstacles, notamment en ce qui concerne les projets suspendus, selon la même source.

Selon le même bilan, la wilaya d’Oum El Bouaghi a enregistré le plus grand nombre de préoccupations avec 198 préoccupations, suivie de Boumerdès avec 123 préoccupations, puis de Aïn Témouchent avec 99 préoccupations, et Tipasa avec 75 préoccupations.

Concernant la répartition des préoccupations selon les secteurs d’activité, le bilan précise que le secteur industriel arrive en tête avec 649 préoccupations enregistrées, soit 36% du total préoccupations, suivi par le secteur administratif avec 116 préoccupations (6%) et commercial avec 105 préoccupations (6%) du nombre global des préoccupations enregistrées au niveau des directions locales de l’Industrie.

Ces chiffres s’expliquent par l’intérêt particulier accordé par les opérateurs au secteur industriel sur les plans de l’investissement et des intentions d’investissement, notamment le domaine des industries légères, de transformation, alimentaires et autres.

La majorité des préoccupations soulevées concernant le secteur commercial ont porté sur les demandes de foncier et les procédures de réalisation de projets à l’instar des marchés et des stations de services, précise le ministère, ajoutant que “les investisseurs avaient été pris en charge selon les prérogatives des directions locales de l’Industrie et orientés vers les autorités compétentes pour les accompagner et les orienter”.

Quant au secteur du tourisme, quelque 68 préoccupations ont été enregistrées, soit 4% du taux global des préoccupations soulevées, a ajouté la source, soulignant que ces préoccupations avaient porté essentiellement sur les régions du Sud. Par ailleurs, les préoccupations des investisseurs dans le domaine agricole ont porté sur les modalités d’accès aux matériel et au foncier agricoles, en sus des intentions d’investissement dans le domaine du packaging et du stockage des fruits et légumes et des légumineuses, ainsi que les légumes avec 48 préoccupations.

Concernant le secteur de l’énergie, la majorité des préoccupations soulevées au niveau des directions locales de l’Industrie ont porté sur la réalisation de stations d’essence, les problèmes de raccordement à l’électricité et au gaz, le transfert des poteaux électriques entravant la réalisation de projets d’investissement et le raccordement des structures au réseau électrique à haute tension.

Le même bilan a indiqué que 48 préoccupations ont été enregistrées dans le secteur de l’énergie, soit 3% du taux global des préoccupations soulevées et que les préoccupations ont été prises en charge dans le cadre des prérogatives des directions, ajoutant que les personnes concernées avaient été orientées vers les autorités compétentes pour les accompagner et les orienter. Concernant les secteurs de la Santé et des Travaux publics, les directions de l’Industrie ont enregistré 20 et 12 préoccupations respectivement soulevées par les investisseurs.

Le ministère a également enregistré 792 préoccupations (44% du taux global des préoccupations soulevées) qui constituent des intentions d’investissement dont les auteurs voulaient se renseigner sur le contenu de la nouvelle loi sur l’investissement ou s’enquérir des domaines les plus efficaces pour choisir les domaines importants et les mesures administratives en vue de la réalisation d’un projet d’investissement, outre les modalités d’accès au foncier industriel.