Triste actualité de ces derniers jours, l’invasion de la Russie en Ukraine plonge l’ensemble de la planète dans une situation inquiétante. Un conflit initié par Vladimir Poutine posant à la fois des questions d’ordre géopolitique mais impactant directement et plus largement le monde du football. À ce titre, Chelsea vit d’ailleurs très mal la situation autour de Roman Abramovitch, le multimilliardaire propriétaire du club londonien. «Nous ne pouvons pas prétendre que ce n’est pas un problème», reconnaissait vendredi Thomas Tuchel, l’entraîneur de Chelsea en conférence de presse, et ce avant d’affronter Liverpool en finale de la Carabao Cup aujourd’hui à 17h30. Un message alarmiste de l’ancien coach du PSG faisant référence à la situation des Blues, directement impacté par le conflit qui sévit actuellement en Ukraine depuis que Vladimir Poutine a ordonné à ses troupes d’entrer sur le territoire.

Liaison Abramovitch – Poutine
Et pour cause. Propriétaire de l’actuel troisième de Premier League, l’oligarque russe Roman Abramovitch est directement visé en raison de ses liens présumés avec le dirigeant russe. Dans cette optique, le député travailliste Chris Bryant a ainsi utilisé le privilège parlementaire pour insister sur le fait que le milliardaire russe des Blues ne devrait plus être en mesure de posséder Chelsea tant qu’il ne condamnait pas l’invasion en Ukraine, implorant par ailleurs les fans et les joueurs de se joindre aux manifestations.
Une situation impactant alors directement le club londonien et qui ne manque pas d’inquiéter Thomas Tuchel comme le révèle The Telegraph. «La situation de manière générale, pour moi et mon staff, pour tout le monde à Cobham (le centre d’entraînement du club, ndlr), pour les joueurs, est horrible», a notamment déclaré Tuchel pour le média britannique, avouant également que les menaces touchant son propriétaire «perturbaient» forcément son groupe, qui plus est à quelques heures de retrouver Liverpool en finale de la Coupe de la Ligue. «Personne ne s’attendait à ça. C’est irréel, comme je l’ai dit, ça perturbe nos esprits, ça assombrit notre excitation à l’approche de la finale. Je pense que la situation est trop grande et que ce n’est pas une situation isolée quelque part. Cela concerne l’Europe, c’est en Europe et nous faisons partie de l’Europe. Nous ne pouvons pas dire mettons cela de côté. C’est le contraire». Préoccupé par ce contexte plus que conflictuel, le technicien allemand a toutefois précisé qu’il ne souhaitait pas «faire de politique», refusant alors de se prononcer précisément sur le cas d’Abramovitch. «Il y a tellement d’incertitudes autour de la situation de notre club et de la situation au Royaume-Uni (…) que ça n’a aucun sens que je fasse des commentaires là-dessus», a-t-il ainsi précisé, demandant par ailleurs «le droit de se concentrer sur le sport et de ne pas faire de politique». «Tout cela fait peser beaucoup plus d’incertitude sur tous les gens et toutes les familles qui sont en ce moment plus impliqués que nous. Nos souhaits, nos pensées sont avec eux, c’est ça qui est le plus important», a alors conclu le tacticien de 48 ans. Exposé à d’éventuelles sanctions du Parlement du fait de son positionnement politique, Roman Abramovitch pourrait alors plonger son propre club dans une crise bien plus profonde.