Le bilan des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) rendu public hier par le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations fait état d’une hausse des cas des TIAC et du nombre de personnes intoxiquées, respectivement de 105 et 109%, durant le premier semestre 2021 par rapport à la même période de l’année écoulée.
Le document du ministère révèle que le nombre des cas de TIAC enregistrés au cours des six premiers mois de l’année en cours s’est élevé à 259, contre 126 cas enregistrés au cours de la même période de l’année précédente, soit une hausse de 105%, tandis que le nombre de personnes touchées par l’intoxication a atteint 3.160 contre 1.512 personnes, connaissant la même courbe ascendante de 109%.
L’augmentation des cas au cours des six premiers de 2021 par rapport à la même période l’année dernière s’explique, selon le bilan, par le fait que l’année 2020 a été marquée par une l’application stricte des mesures de prévention pour endiguer la propagation du Coronavirus, ainsi que celles du confinement sanitaire qui ont conduit à la fermeture de nombreuses activités commerciales, à l’origine des intoxications alimentaires. Il s’agit, notamment, des activités de fastfood, des restaurants et des glaces. Contrairement à cela, l’année 2021 a connu «le début du retour de ces activités commerciales qui sont accompagnées des cas d’inaction chez toutes les franges de la société en termes de non-respect des mesures de prévention, y compris les commerçants et les consommateurs, ce qui a augmenté les cas d’intoxication au niveau de certaines wilayas.
Quant aux intoxications alimentaires, le même bilan a montré que 259 cas des TIAC, enregistrés au cours du premier semestre de cette année, avaient touché 3.160 personnes sur l’ensemble du territoire national, dont 1.045 intoxications du fait de l’acquisition de produits proposés à la vente, soit 33%, 598 personnes au niveau des restaurants et des fastfood (18,9 %) et 505 lors d’événements familiaux (16%), ainsi que 476 autres en raison des repas familiaux (15%), en sus de 326 dans les cantines universitaires (10,3%), 51 dans les cantines scolaires (1,3%) et 159 autres, dont la source d’intoxication n’est pas déterminée, représentant un pourcentage de 5%. Le bilan du ministère concernant les plus importants produits à l’origine des intoxications alimentaires, indique que les plats variés viennent en tête de la liste avec un taux de 41%, les gâteaux et les glaces (22%), les viandes rouges et les viandes blanches et dérivés (pâté et Merguaz) (13,5%), l’eau et les boissons (3,7%), le lait non pasteurisé et dérivés du lait (3,4%), suivis par les poissons avec seulement 1,4% et enfin 14,9% de produits de source inconnue.
Les causes principales des intoxications alimentaires collectives, selon les services de contrôle, s’expliquent par «le non-respect de l’obligation des conditions de conservation et de la chaîne de froid, ainsi que le non-respect de l’obligation des conditions d’hygiène, y compris sanitaire».
Pour ce qui est des intoxications de source commerciale, le bilan indique que sur 3.160 personnes intoxiquées, 1.643 personnes l’avaient été en raison de produits de source commerciale, soit un taux de 52%, 1.045 personnes ayant acheté des produits exposés à la vente (64%) et 598 personnes ont pris des repas au niveau des restaurants et des fast-foods (36%). (APS)