Le monoxyde de carbone, ce tueur silencieux, a fait 175 victimes en 2022, tandis que 3 617 personnes ont été sauvées in extrémis par les agents de la Protection civile au courant de cette année, a annoncé, hier, le sous-directeur des statistiques et de l’information à la Direction générale de la protection civile, le colonel Farouk Achour.

Par Sihem Bounabi
Le Colonel Farouk Achour a souligné que «la plupart des décès dus au monoxyde du carbone sont le résultat d’un défaut de prévention et d’application des conditions de sécurité et de sûreté». Dans la majorité des cas, il s’agit principalement de l’absence ou l’insuffisance d’une ventilation adéquate et permanente dans les habitations, d’appareils de chauffage non conformes aux normes de sécurité imposées par l’Algérie ou d’appareil contrefait, ainsi que l’installation et l’exploitation incorrectes de divers appareils par des personnes non qualifiées.
Face à l’ampleur du danger de l’inhalation de ce gaz toxique, invisible et inodore, qui décime des familles entières, le colonel Achour, qui s’exprimait sur les ondes de la Chaîne II de la Radio nationale, a annoncé une campagne nationale de sensibilisation sur les dangers liés à la saison hivernale et être au fait des dangers de l’empoisonnement au monoxyde et les précautions préventives vitales à prendre pour écarter tout risque de danger.
Il a précisé à ce sujet que cette campagne de sensibilisation comprend des portes ouvertes au niveau des unités de la Protection civile, des messages des mesures préventives sur les médias et les réseaux sociaux ainsi que des caravanes de prévention qui sillonnent les différentes communes, villages et douars reculés pour un travail de proximité au plus près des citoyens afin de les alerter sur les dangers de ce tueur silencieux.
L’officier de la Direction générale de la Protection civile a ajouté que la campagne s’efforcera «d’enseigner les comportements nécessaires dans le domaine de la sécurité et de se protéger des dangers». Il a ajouté que cette campagne se poursuivra tout au long de la saison hivernale à travers des programmes de sensibilisation programmés avec l’aide de la société civile et des associations locales.
Par ailleurs, en ce qui concerne les cas de noyade dans les plans d’eau, étangs et barrages au cours de l’été écoulé, le colonel Farouk Achour se désole que «la catégorie des enfants et adolescents représente le pourcentage le plus élevé de victimes de ces tragiques accidents» et révélé que 97 cas de noyade ont été enregistrés au niveau national. n