L’annonce de la levée de l’interdiction d’importation des arômes nécessaires à la fabrication de boissons sucrées soulage les producteurs de boissons. C’est du moins ce que laisse entendre le président de l’Association des producteurs algériens de boissons (Apab), Ali Hamani.

«Il y a eu une annonce, nous sommes très contents et nous espérons que ça se concrétise. Pourvu qu’ils accélèrent son application», nous dira M. Hamani. Il nous révèle que le ministère du Commerce vient d’adresser une demande à l’Apab pour lui transmettre la liste des entreprises qui ont besoin d’arômes ainsi que la quantité demandée. «Nous sommes en train de finaliser cette liste et nous comptons la transmettre aujourd’hui (ndlr hier) au ministère afin d’accélérer les choses», dira à ce sujet le président de l’Apab. Il rappelle que l’Apab a tiré la sonnette d’alarme en janvier dernier, et ce, devant le désespoir des ouvriers et l’inquiétude des responsables d’entreprises quant au devenir de leurs sociétés qui se trouvaient menacées. «Nous aurions souhaité que les pouvoirs publics agissent immédiatement, mais les choses ont traîné pour nous et la production a été touchée de plein fouet suite à l’interdiction d’importer des arômes», ajoutera M. Hamani.
L’Apab déplore que cette interdiction ait touché certains intrants de base, dont l’impact qualitatif est essentiel dans la production.
Il s’agit notamment des arômes, des émulsions, des préparations de fruits, des purées de fruits, de l’extrait de malt et du sirop de glucose.
La production locale de ces intrants est, soit inexistante, comme pour l’extrait de malt, certains arômes et concentrés et purées de fruits, soit insatisfaisante en qualité comme en quantité, comme pour les émulsions, selon M. Hamani. Il y a aussi des éléments d’emballage qui se retrouvent dans cette liste sans qu’il y ait une production locale équivalente, affirme-t-il. «Face à cette situation, nous avons tiré la sonnette d’alarme. Nous avons dit que si aucune décision n’est prise dans un mois, un mois et demi, pour libérer les importations des arômes, nous risquons de rater le mois de Ramadhan et la saison estivale. Deux occasions, où toute pénurie est à exclure», précisera-t-il. Selon le président de l’Apab, en raison de cette décision, nombre de producteurs ont arrêté des chaînes de production et certains d’entre eux risquent de fermer complètement et mettre au chômage technique leurs travailleurs. «Si l’annonce de la levée d’interdiction d’importation des arômes se confirme c’est un grand soulagement, surtout pour les ouvriers, qui ont peur de perdre leur emploi», conclura M. Hamani.