L’Algérie intensifie les efforts en vue de trouver une solution durable à la crise libyenne, qui dure depuis près de dix ans. Consciente des conséquences de la persistance de cette crise sur toute la région de MENA et la Méditerranée, l’Algérie a décidé de prendre les choses en main en s’impliquant pleinement dans les initiatives visant à mettre fin aux hostilités en Libye.
C’est dans cette perspective que l’Algérie accueillera, aujourd’hui, une réunion des chefs de la diplomatie des pays voisins de la Libye. L’initiative de l’Algérie regroupera des ministres des Affaires étrangères de la Tunisie, l’Egypte, le Soudan, le Tchad et le Niger. Le chef de la diplomatie du Mali assistera également à cette rencontre. Avec cette initiative, l’Algérie veut une solution politique à la crise libyenne loin de toute ingérence étrangère. Pour l’Algérie, le dialogue entre les parties libyennes est le chemin le plus court et le moins coûteux.
Alger ne veut surtout pas une présence militaire étrangère sur le sol libyen. Car cette option, qui séduit certaines puissances régionales, ne fera que compliquer davantage les choses sur le terrain. L’implantation de bases militaires étrangères en Libye signifiera pour l’Algérie la mort de la solution politique et la poursuite des combats armés entre les frères ennemis libyens. Des combats qui provoquent des tragédies humaines dans ce pays riche en pétrole.
La diplomatie algérienne tentera de convaincre tous les pays voisins de la Libye de soutenir le processus de paix entre les parties libyennes en conflit et de respecter les résolutions internationales relatives au commerce des armes avec la Libye.
Depuis le début de la crise en Libye, en février 2011, l’Algérie a toujours plaidé pour une solution non violente entre les Libyens loin de toute ingérence étrangère. Car cette dernière, estime l’Algérie, est la cause du conflit armé interne qui ravage ce pays devenu le théâtre de toutes sortes de violations des droits de la personne humaine. La fin de la crise libyenne allégera le fardeau sur les pays de la région qui continuent de payer les frais d’un conflit qui n’a que trop duré.