Par Hamid Bellagha
L’adage qui prétend qu’au mois de mai, tu peux faire ce qu’il te plaît est tombé à l’eau, si l’on peut s’exprimer ainsi, eu égard aux intempéries qui ont caractérisé plusieurs wilayas de l’Est et quelques-unes de l’Ouest depuis hier.
C’est ainsi que le bilan s’annonce déjà très lourd avec 7 victimes de la furie des eaux, en plus de dégâts matériels très importants, des coupures de routes et des pertes parmi le bétail des régions de Médéa et M’sila. Pour les deux wilayas citées plus haut, ce sont 5 personnes qui ont péri.
Un bilan très lourd après des orages violents. Sur les 5 décès, 4 ont été emportés par les eaux de pluie à Beni Slimane, Médéa, 3 hommes de 52, 55 et 35 ans, et une fillette de 13 ans, tous repêchés après avoir été happés par des flots incontrôlables.
A la commune d’Oued El Kebir, ce sont 13 têtes de bétail, des ovins, qui ont péri suite à l’effondrement du plafond de l’étable. A M’sila, le corps d’une fille a été repêché à l’Oued Magra au lieu-dit village Lahdjel, et a été déposé à la morgue de l’hôpital local.
La wilaya d’Oum El Bouaghi n’a pas été épargnée par les intempéries et a enregistré, dans la commune de Ksar Sbahi, des inondations très importantes avec toutefois absence de victimes.
A la wilaya de Tissemsilt, les agents de la Protection civile sont intervenus pour le pompage des eaux de pluie aux villages Douar Ouled Aïcha, Douar El Abayes et Douar El Houabi. Et heureusement, aucune perte n’a été enregistrée.
Batna a eu son lot de victimes avec 2 personnes qui ont trouvé la mort lundi matin, après avoir été emportées par les eaux pluviales ayant provoqué l’augmentation du niveau du cours d’eau « Estah » dans la commune Amdoukal. Le corps sans vie de la première victime âgée de 40 ans a été retrouvé aux environs de 5H du matin, alors que le cadavre de la deuxième victime, 36 ans, a été récupéré par les brigades d’intervention vers 6H30.
Ces pluies diluviennes, habituelles au printemps et en automne, font de plus en plus de victimes. Les services de la commune chargés du récurage des égouts sont à chaque fois pointés du doigt sans que les responsabilités des uns et des autres ne soient désignées. Il est vrai que la furie des eaux est quasiment incontrôlable sous toutes les latitudes, mais avec une prise en charge des problèmes d’évacuation des eaux de pluies et usées, la note pourrait être moins salée.