Hier, sans surprise et comme attendu, l’installation des vice-présidents et des présidents des 9 commissions de l’Assemblée populaire de wilaya d’Annaba a été une pure formalité, le FLN détenant la majorité absolue avec 32 sièges sur les 39 que compte cette institution.

 

En effet, le vieux parti s’est taillé la part du lion en raflant la quasi-totalité des vice-présidences et des présidences de commission. Le RND, minoritaire avec seulement 7 sièges, n’a pu obtenir qu’une seule présidence de commission, celle de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, et une vice-présidence de l’APW après d’âpres négociations avec le parti majoritaire.
Les espoirs de l’ex-président de l’APW, Farouk Djeraia, qui voulait au moins une vice-présidence, se sont ainsi évanouis en fumée. Idem pour ses partisans élus au niveau de l’Assemblée qui s’en sont tenus aux instructions données par le P/APW. Il faut dire que M. Djeraia n’a rejoint le FLN qu’à l’issue des élections de 2012, où il s’était fait élire alors sous les couleurs du FND, un parti microscopique, qui ne « donne signe de vie » qu’à l’approche des échéances électorales. Des tractations avaient eu lieu entre le tonitruant député Bahaeddine Tliba, lui-même transfuge du FND, et la direction du FLN alors dirigé par Amara Saadani pour faire élire M. Djeraia à la tête de cette institution. Mais les temps ont changé depuis et les vents ont tourné. Les ténors locaux du vieux parti n’avaient pas digéré cette immixtion du député dans la maison FLN à Annaba, d’où l’exclusion de son protégé et de ses partisans de toute responsabilité au sein de l’APW, même si certains ont des compétences avérées et auraient pu servir la wilaya.
Ce qui est sûr c’est que le FLN, aujourd’hui, règne en maître absolu dans la wilaya d’Annaba aussi bien à l’APW qu’au niveau de 10 communes (sur les 12 que compte la wilaya). Il a bien du pain sur la planche en cette période de vaches maigres où le pays tout entier est frappé de plein fouet par une crise économique qui n’est pas près d’être jugulée. Un contexte où tous les ingrédients d’une explosion sociale sont réunis et que les élus devront savoir gérer s’ils veulent préserver la paix sociale et la stabilité de la région.