Le blogueur a été condamné hier par le tribunal de Bir Mourad Raïs à une peine de prison ferme assortie d’une amende dans l’affaire qui l’oppose au patron de la chaîne de télévision privée Ennahar. En une semaine, plus de 100 lettres d’intention de candidatures à la présidentielle ont été transmises au ministère de l’Intérieur depuis l’ouverture de l’opération. C’est un chiffre officiel rendu public par le département de M. Noureddine Bedoui. Dans cette liste de postulants on retrouve celle de Rachid Nekkaz, homme d’affaires et personnalité politique controversée, qui a annoncé vouloir se porter candidat pour l’élection présidentielle 2019. Ce spécialiste des « buzz » médiatico-politiques était l’un des premiers à retirer le formulaire de candidature à l’élection d’avril 2019. Son premier objectif : faire le plein des signatures avant l’expiration du délai. Pour le moment, il aurait reçu plus de 650 signatures, pour lesquelles il semble s’être engagé à travers une mobilisation remarquée sur les réseaux sociaux, Facebook en particulier où il dispose déjà d’un supporter non moins controversé mais champion de l’audience virtuelle. On parle ici du cyberactiviste Amir DZ qui fait campagne pour M. Nekkaz depuis une semaine avec un succès pour le moins important, puisque le nombre d’internautes et de « facebookers » qui le suivent s’amplifie de jour en jour. Pour quel résultat ? On connaîtra la réponse à cette question quand l’opération de collecte de signatures pour la candidature à la magistrature suprême sera terminée. Pour l’instant Amir Dz, de son vrai nom Amir Boukhors, redouble de présence sur le réseau pour vanter les mérites du candidat Nekkaz. On peut ne pas être d’accord sur les qualités et le talent qu’il croit avoir trouvé chez l’homme d’affaires et pourfendeur de personnalités du régime algérien, on constate néanmoins qu’il a les faveurs du peuple de Facebook et de ses pages en relation avec l’actualité algérienne. Amir Dz, qui ne fait pas mystère de son soutien à Nekkaz, n’y va pas par quatre chemins en appelant ses suiveurs à «le soutenir et surtout à voter pour lui». Sa propagande séduit mais elle a aussi son revers de la médaille : de très nombreux commentaires empruntent davantage au registre de l’humour et de la dérision qu’à celui de la politique et des questions sérieuses qui concernent le pays en cette conjoncture de veille de rendez-vous électoral décisif. Pour rajouter au caractère insolite de l’engagement du blogueur pour un candidat hors normes à la candidature pour la présidentielle du 18 avril prochain, le blogueur Amir Dz a été condamné hier dimanche par le tribunal de Bir Mourad Raïs a une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 DA. Le tribunal de Bir Mourad Raïs a également ordonné d’émettre un mandat d’arrêt international (notice rouge) à son encontre, ce dernier étant établi en France. Dans cette nouvelle affaire, Amir DZ est poursuivi pour avoir publié sur sa page Facebook les données personnelles d’Anis Rahmani, P-DG du Groupe Ennahar, notamment ses adresses de résidence. Il aurait obtenu ces informations personnelles par le biais d’un chef de service d’état civil. Ce dernier a d’ailleurs été condamné, dans le même procès, à deux ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA.<