Les armes de petit calibre sont responsables de la mort d’un demi-million de personnes chaque année. Elles font des dégâts aussi importants que les armes dites lourdes dans certaines situations et le suivi de leur circulation et utilisation peuvent réserver des surprises.

L’une d’elles consiste à découvrir que la guerre des gangs et des trafiquants de drogue au Mexique figure comme le deuxième conflit le plus meurtrier au monde, après la Syrie. C’est ce qu’on apprend, en effet, de la troisième Conférence d’examen du Programme d’action pour prévenir, combattre et éradiquer le commerce illicite des armes légères et de petit calibre. Cet évènement organisé sous l’égide des Nations unies a commencé le lundi 18 juin dernier et se termine le 29 du mois courant.
« Les tirs d’armes légères et de petit calibre tuent plus d’un demi-million de personnes chaque année », a déclaré la cheffe de cabinet du secrétaire général de l’ONU, Maria Luiza Ribeiro Viotti, à l’ouverture de la conférence lundi dernier. Ceux qui utilisent ces armes sont aussi bien des soldats, des policiers que des civils – parfois en état de légitime défense, mais la plupart d’entre eux sont des membres de groupes armés, d’organisations terroristes, de bandes criminelles ou de forces de sécurité nationales qui abusent de leur pouvoir, a-t-elle précisé. « Réguler les armes légères est un défi unique », a déclaré Mme Viotti, en délivrant un message au nom du secrétaire général de l’Onu. « Il ne s’agit pas simplement de traiter les stocks gouvernementaux. Sur 900 millions d’armes légères dans le monde, les trois quarts sont entre les mains de civils – la majorité sans permis », a-t-elle dit. La responsable de l’ONU a déclaré que le contrôle et la régulation de la circulation des armes légères et de petit calibre nécessitent des mesures qui vont au-delà des institutions de sécurité nationale. Cela inclut des initiatives telles que fournir des moyens de subsistance alternatifs aux anciens combattants ou travailler avec des organisations de terrain et des programmes de réduction de la violence communautaire. Mme Viotti a ajouté que le contrôle des armes légères est également une condition préalable à la stabilité et à la prévention des conflits, qui sont essentielles au maintien de la paix et à la réalisation du développement durable.
Selon elle, les armes légères et de petit calibre sont également un facteur de violations massives des droits de l’Homme et de déplacement forcé de civils. « Ce n’est que grâce au développement durable que nous pourrons construire des sociétés justes, pacifiques et inclusives et parvenir à une paix durable », a-t-elle déclaré. Cependant, s’attaquer aux causes profondes de la violence et des conflits est essentiel pour atteindre ces objectifs, a-t-elle poursuivi.