Les initiatives politiques pour débloquer une crise particulièrement aiguë n’arrivent pas à prendre, malgré les efforts entrepris depuis le début et l’engagement de personnalités politiques connues pour la plupart pour leur probité.
Ces initiatives qui terminent comme des coups d’épée dans l’eau, laissent interrogateurs.
C’est que la situation est plus complexe que ne le laisse transparaître l’aspect formel. Du moment que le processus électoral est irrémédiablement lancé, il devient particulièrement difficile de faire admettre la nécessité d’un report. Le scrutin du 12 décembre semble bien lancé malgré la situation visiblement délicate qui se présente sur le terrain.
L’on attend prochainement les noms des candidats validés par le Conseil constitutionnel et qui seront les véritables acteurs de l’élection. En tout cas parmi ces candidats il y aura inévitablement celui qui aura le privilège du poste de président de la République.
La suite est une autre histoire. Avant d’en arriver là le processus électoral est désormais lancé et les acteurs en présence sont forcés de se positionner sur une élection présidentielle qui engage plus que jamais l’avenir de l’Algérie. Au-delà des clivages connus des uns et des autres, il reste les grandes questions concernant un rendez-vous politique déterminant pour l’avenir de l’Algérie un pays fragilisé par huit mois d’instabilité politique. Au cœur d’une crise inédite, l’élection présidentielle, qu’on y soit favorable ou pas, restent un passage obligé vers une nécessaire phase nouvelle.
Pour les réfractaires, le processus lui-même est biaisé puisqu’il n’est pas le fruit d’un accord global avec les partis politiques.
Le risque c’est une perpétuation des mêmes pratiques qui ont mené le pays vers l’impasse. Economique et politique.
C’est pour ça que le mouvement populaire devrait poursuivre sa marche pacifique pour imposer un véritable changement. Et faire échec au rétablissement du même système.