Les initiatives citoyennes semblent se libérer davantage pour se multiplier à la faveur du mouvement populaire qui a connu hier son 13e vendredi de mobilisation.
Les promoteurs de l’initiative «echabab Yatahrak» (La jeunesse bouge), lancée en mois d’avril dernier, viennent d’annoncer la naissance d’un cercle de réflexion portant la même appellation.
Ses fondateurs relèvent que l’action du cercle est de nature à baliser le terrain pour une meilleure présence de la jeunesse dans la vie du pays en adéquation avec les changements que promet le mouvement populaire né le 22 février. Cette boîte à idées sera composée de sociologues, économistes, politologues, acteurs de la société civile, anciens ministres, chercheurs et universitaires ainsi que toute personne capable d’enrichir et de fructifier le débat sur l’avenir de l’Algérie, explique Nassim Djilali, membre du collectif et président de l’association Sidra.
«Nous sommes persuadés que les jeunes doivent s’organiser davantage pour réfléchir sur les moyens qui nous amèneront à définir de façon précise nos objectifs et les moyens de les concrétiser sur le terrain», ajoute la même source.
«Nous devons mener une réflexion sur le changement. Cette révolution arrachera inéluctablement ses revendications populaires. C’est pour cette raison que les initiateurs ont pensé à la mise en place d’un cercle de réflexion susceptible de travailler sur des chantiers tels l’élaboration de nouvelles lois», a souligné M. Djilali.
L’objectif consiste aussi à «créer un environnement propice à l’action des jeunes et leur implication dans la prise de décision».
«Les étudiants et les jeunes de manière générale sont la roue motrice du mouvement populaire. Ils ne sont pas prêts à reculer dans leur quête d’une Algérie démocratique», ajoute notre interlocuteur.
L’idée de créer ce cercle de réflexion a germé il y a un mois quand une vingtaine d’associations de jeunes ont lancé l’initiative intitulée «Echabab Yataharak», dont le maître mot est d’agir pour une implication effective des jeunes dans la vie publique du pays.
«Elle constituera une réelle force de propositions et d’actions auprès des pouvoirs publics afin de construire ensemble une Algérie forte par sa jeunesse et unie par la volonté de son peuple», annonçaient alors les promoteurs de l’initiative. Pour Nassim Djilali, le mouvement populaire est une «occasion pour les jeunes de s’impliquer davantage dans la vie publique à travers, notamment, les partis politiques, la société civile et le monde associatif».<