Par Mohamed Touileb
Onze années en sélection, une Coupe du monde (1982) et 3 CAN (1980, 1982 et 1984) disputées, le tout en 62 sélections, parmi lesquelles la remarquable confrontation face à l’Allemagne de l’Ouest (RFA) à Gijon (Mondial 1982) et le mémorable Algérie – France, aux Jeux Méditerranéens 1975 (Alger), Mehdi Cerbah aura été un gardien remarquable. Le magnifique portier nous a quittés vendredi à 68 ans à la suite d’une longue maladie. Il a été inhumé le même jour au cimetière de Sidi Yahia. Sa médaille d’or gagnée aux jeux Méditerranéens 1975 face à la France est certainement sa plus belle distinction «matérielle» avec l’équipe nationale. Malgré son petit gabarit d’1m74 pour un keeper, Cerbah protégeait sa cage tel un lion qui gardait sa tanière. Des envolées incroyables et des sauvetages qui ont impressionné plus d’un faisant de lui une référence au poste.
Pour ce qui est de sa carrière, Cerbah a fait ses débuts à l’USM Alger avant de rejoindre la JS Kabylie, le RC Kouba et même le Manic de Montréal (Canada). Le défunt a eu le temps de décrocher 5 titres nationaux (4 championnats 1973, 1974, 1977 et 1980 et 1 Coupe d’Algérie 1977) avec les Canaris et un championnat (1981) avec les Koubéens, où il avait fait sa dernière escale comme footballeur entre 1983 et 1986.

Gardien emblématique
Par la suite, Cerbah a été Directeur technique national (DTN) de la sélection. Il a aussi été entraîneur des gardiens de buts. Il a exercé, entre 2001 et 2013, dans les pays du Golfe. En effet, il a travaillé en Arabie saoudite (Al Nasr), puis aux Emirats arabes unis (Al Jazeera) avant de terminer au Qatar avec Al Rayyan SC et Al Sadd SC de 2006 à 2014.
Sept ans plus tard, il rendit l’âme après s’être longtemps battu contre un cancer. Ceux qui l’ont connu parlent d’un homme discret, humble et brave. Ils étaient d’ailleurs nombreux à se rendre à son enterrement qui a eu lieu vendredi au cimetière de Sidi Yahia. Un ultime hommage pour l’une des légendes du football algérien.