Mourad Medelci, président du Conseil constitutionnel, décédé hier matin à Alger à l’âge de 76 ans, a été inhumé au cimetière de Ben Aknoun (Alger) en présence des membres du gouvernement, de personnalités politiques et des proches du défunt qui ont tenu à rendre un dernier hommage à un homme au parcours exceptionnel dans diverses institutions de l’Etat.

A midi, le cimetière et ses alentours étaient déjà plein de monde. En plus des centaines de personnes venues rendre hommage au défunt, des dizaines de caméras de différentes chaînes de télévision étaient là, alors que les éléments des services de sécurité filtraient tous ceux qui voulaient accéder au cimetière. Durant les 30 minutes qui ont précédé l’acheminement de la dépouille, des personnalités politiques, des anciens cadres de l’Etat ainsi que des membres du gouvernement arrivaient l’un après l’autre. Parmi eux, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, les ministres de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, et bien d’autres personnalités. Etaient également présents, les présidents des deux chambres du Parlement, Abdelkader Bensalah et Mouad Bouchareb. On pouvait aussi remarquer la présence de Khaled Nezzar, l’ancien ministre de la Défense nationale ainsi que des présidents de parti politique à l’instar d’Abderrazak Makri, du MSP, et Belaïd Abdelaziz, du Front El Moustakbal. Ces deux derniers sont candidats à la prochaine présidentielle du 18 avril prochain.
A l’arrivée de la dépouille vers 12h35 minutes, le silence a régné dans le cimetière et on pouvait entendre des « Ibtihalate » prêchés à la mémoire du défunt. L’enterrement n’a duré qu’une vingtaine de minutes et les différentes personnalités présentes aux obsèques ont refusé pour la plupart de faire des déclarations aux représentants des médias présents sur les lieux.
Né le 30 avril 1943 à Tlemcen, Mourad Medelci a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’Etat, dont celle de président du Conseil constitutionnel depuis 2013. Licencié en sciences économiques de l’Université d’Alger (1966), il avait dirigé plusieurs groupes publics, avant d’être désigné Directeur général de la SNTA, en 1980, puis Secrétaire général du ministère du Commerce jusqu’en 1988. Durant la même année, il a été promu ministre du Commerce, un poste qu’il avait quitté en 1989. Il a effectué son retour en tant que ministre délégué au Budget (1991-1992) avant de reprendre son poste de ministre du Commerce (1999-2001), puis ministre des Finances (2001-2002). Par la suite, il avait rejoint la présidence de la République pour un poste de conseiller (2002-2005). Mourad Medelci a été nommé une nouvelle fois ministre des Finances (2005-2007), ministre des Affaires étrangères (2007-2013) avant de présider le Conseil constitutionnel (2013-2019).