Au centre des préoccupations ayant suscité plusieurs rumeurs sur les réseaux sociaux, les trois barrages de la wilaya de Mila n’ont subi aucun dégât suite aux deux secousses telluriques enregistrées, vendredi dernier, dans la wilaya, a indiqué un communiqué du ministère des Ressources en eau, ajoutant que le barrage de Beni Haroun, le plus grand et le plus important, a réagi «positivement» avec les deux secousses telluriques. Dès l’enregistrement de la première secousse tellurique de magnitude 4,9 degrés sur l’échelle ouverte de Richter, «l’équipe technique activant au niveau du barrage a rapidement effectué un diagnostic de l’infrastructure et mesuré les mouvements et la pression de l’eau, et «aucun dégât ou dysfonctionnement n’a été enregistré au niveau des trois barrages de la région», a ajouté le communiqué du ministère. Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamal Beldjoud, a lui aussi rassuré les citoyens sur l’état du barrage, en indiquant, depuis le site du barrage de Beni Haroun à l’extrême nord de la wilaya de Mila, que «des équipes techniques d’appui à celles opérant sur place ont été chargées pour l’élaboration, dans les meilleurs délais, d’un état des lieux général et clair sur la situation des édifices endommagés suites aux deux secousses telluriques qui ont frappé la région».
«Des équipes techniques spécialisées des wilayas de Mila, Sétif, Constantine et Jijel sont sur le terrain et œuvrent à constater et recenser les dégâts. Elles et seront appuyées, par d’autres brigades composées de 30 spécialistes pour l’élaboration d’un schéma général et clair sur la situation des édifices endommagés», a précisé le ministre lors de sa visite au barrage Beni Haroun, accompagné par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaoutar
La willaya de Mila compte trois barrages, dont celui de Beni Haroun, le plus grand du pays situé à l’extrême nord de la wilaya, le deuxième, celui d’Oued Athmania, au sud du chef-lieu de la wilaya, et le troisième, celui de Sidi Khelifa, au sud de la wilaya.
Par ailleurs, le communiqué du ministère des Ressources en eau a réfuté les informations sur les réseaux sociaux concernant la vidange du barrage de Beni Haroun par les services de l`Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) dans le souci de réduire la pression en cas d’urgence, suite à la secousse ayant frappé la commune de Mila. Toutes les informations relayées concernant la poursuite de l’opération de vidange du barrage de Beni Haroun pour réduire la pression en cas d’urgence sont «fausses», note la source.
Pour rappel, une première secousse tellurique de magnitude 4,9 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée vendredi matin à 07H15 dans la wilaya de Mila. Son épicentre a été localisé à 2 km au sud-est de Hammala.
Une nouvelle secousse de magnitude de 4,5 sur l’échelle de Richter a été enregistrée à 12H13.
Son épicentre a été localisé à 3 km au sud de
Hammala.
Ces deux séismes interviennent trois semaines après une première secousse tellurique enregistrée dans la wilaya de Mila, dont l’épicentre avait été localisé à Sidi Marouane, à l’issue de laquelle l’inspection menée par les services du Contrôle technique des constructions (CTC) a classé les résidences qui avaient été fissurées au niveau de la vieille ville dans la case orange. n