Par Bouzid Chalabi
Le nombre d’accidents de la route n’a cessé d’augmenter ces dernières années avec tout cela implique comme dommages matériaux et humains avec des chiffres élevés des personnes décédées et de handicapés à vie. L’une des causes principales des accidents est le non-respect du code de la route. Et pourtant, des sanctions lourdes sont en vigueur dont le retrait du permis de conduire considéré comme moyen très efficace pour dissuader les automobilistes tentés d’enfreindre la réglementation. Autrement dit, il y a tout lieu de croire que la sanction suscitée a montré ses limites. Devant cette réalité de terrain, il est question de passer à des niveaux de pénalisation plus dissuasifs. Dans cette optique, le ministre des Transports Aïssa Bekkai envisage la possibilité d’abroger la mesure de retrait du permis de conduire pour certaines infractions routières en la remplaçant par des sanctions sévères. Ce dernier, qui s’exprimait hier sur le plateau de la chaîne de télévision privée Chourouk News, a toutefois précisé que cette solution émise par son département est encore au stade de proposition. Non sans ajouter dans ce sens qu’une étude est lancée à ce sujet impliquant toutes les parties prenantes, à savoir les services de sécurité, police et gendarmerie. Le but recherché étant de traiter avec «plus d’efficacité» le problème des infractions routières et d’alléger la charge administrative, a précisé le ministre, soulignant que l’examen de cette question vient suite à une proposition présentée par les services de la Gendarmerie nationale au gouvernement, prévoyant le durcissement des sanctions et l’imposition d’amendes au lieu du retrait du permis de conduire. Objectif : faire régresser le nombre d’accidents de la route qui s’est élevé à plus de 6 000 en 2020 selon les dernières statistiques. Bekkai espère qu’après une large concertation entre les parties prenantes «une décision appropriée sera prise». Interpellé avant de passer à un autre sujet, pour donner plus de détails sur les peines aggravées, le ministre des Transports a révélé qu’elles seront au moins le double de l’amende financière actuelle qui correspond au retrait du permis de conduire.
Se prononçant sur le plan de réforme d’Air Algérie, le ministre a rappelé avec instance que la compagnie est un acquis pour le peuple algérien, «c’est pourquoi des propositions et des mesures à court, moyen et long termes sont envisagées afin de rendre le pavillon national plus performant d’amont en aval dans ses différentes activités», a annoncé Bekkai. Comme il a reconnu que pour l’heure, la situation financière d’Air Algérie est des plus difficiles. «De ce fait, il est nécessaire de reconsidérer dans l’immédiat la gestion interne de la compagnie», a-t-il confié.

Bekkai dénonce la cherté des billets d’avion
Interrogé sur la cherté des prix sur certains vols d’Air Algérie, le ministre a concédé qu’ils sont exorbitants «à telle enseigne qu’ils ne sont plus à la portée des citoyens, notamment ceux résidants dans le Grand-Sud du pays», a lâché l’invité de Chourouk News. C’est pourquoi ce dernier juge que «dans un premier temps, les prix des vols domestiques de la compagnie aérienne soient reconsidérés pour devenir plus attractifs aux citoyens du Grand-Sud». D’autant plus, selon lui, «les gens du Sud constituent dans une grande mesure la clientèle potentielle d’Air Algérie dans son activité interne». Toujours au sujet du pavillon national, le ministre a annoncé, à la clôture de l’émission, «la création prochaine d’une nouvelle société qui va se consacrer uniquement à la maintenance de la flotte d’Air Algérie».