Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, est revenu longuement, hier à Boumerdès, sur l’importance de la formation lors du lancement  des travaux des centres de facilitation et pépinières d’entreprises au niveau de l’INPED, qui durera deux journées.

« La priorité est à la formation continue et l’utilisation de la technologie moderne et l’encouragement des jeunes investisseurs pour la réalisation de leurs projets sont entre autres objectifs de cette rencontre », a déclaré le ministre lors de son intervention. Organisés par la Direction de l’industrie et des mines, avec la collaboration d’Injaz El Djazaïr, ces travaux ont pour objectif de former des formateurs qui vont orienter et accompagner des jeunes entrepreneurs qui se lancent dans l’entrepreneuriat ou des milliers de PME  se créent chaque année, a-t-on indiqué.
Dans ce cadre, des responsables, des cadres et des partenaires du domaine industriel vont s’imprégner des techniques visant la création, la gestion et la promotion des PME, dont l’objectif est de diversifier l’économie nationale, d’une part, et maîtriser la technologie pour une industrie performante, la satisfaction du marché local et les perspectives d’exportations, d’autre part. Dans son intervention, le ministre a insisté sur la formation qui reste une condition de réussite. Raison pour laquelle il a appelé les responsables et les cadres à s’y intéresser pour faire émerger une véritable industrie synonyme de développement de l’économie nationale.  
Dans cette optique, le ministre a annoncé la création d’une agence du développement des PME/PMI et de promotion des inventions. Il n’a pas omis de réitérer sa confiance aux responsables et aux cadres présents pour contribuer d’une manière significative à la création et a à la promotion des PME/PMI afin d’élargir le tissu industriel et participer au développement économique du pays. La diversification de l’économie, l’encouragement et l’accompagnement des investisseurs porteurs de projets sont des orientations faites par le ministre aux présents afin de relancer la machine industrielle et réaliser le développement économique national. Interrogé sur l’industrie automobile, le ministre a répondu que l’Etat est en train de bâtir une industrie dans le secteur en passant par le montage de véhicules.
« Ce n’est pas au gouvernement de fixer les prix des véhicules montés, mais l’Etat a un droit de regard sur les prix pratiqués », a répondu le ministre sur la question des prix des véhicules. En précisant que « les cahiers des charges établis stipulent que les véhicules montés localement ne doivent pas être plus chers que ceux importés ».
« Nous avons fait beaucoup de choses concernant les prix et nous continuerons à les étudier et à les contrôler pour aboutir à une transparence totale sur tout le processus de montage du véhicule», a-t-il affirmé