Le passage du dossier tâtonnant de l’investissement à l’Assemblée populaire de wilaya, dernièrement, a laissé perplexe et a provoqué l’ire du chef de l’exécutif. Cela a été confirmé à Meskiana (61 km à l’extrême est du chef-lieu de wilaya)

, lors de la dernière visite sur le terrain du chef de l’exécutif pour s’enquérir de la situation des projets, équipements, structures sociales et autres préoccupations majeures des administrés. En effet, une unité industrielle (Elatex), autrefois véritable fleuron du textile (lavage, peignage de la laine), se trouvant à l’abandon depuis près d’une décennie, a fait l’objet de l’intérêt particulier du chef de l’exécutif, voire provoqué sa colère. En effet, devant le constat de l’état déplorable d’une unité de cette envergure n’ayant pas permis sa reprise par les investisseurs, le chef de l’exécutif n’a pas mâché ses mots : « Ce n’est pas normal, c’est un crime économique de laisser un bien pareil à l’abandon, au moment où le foncier industriel se raréfie.» L’unité, pour rappel, d’une valeur commerciale de 140 648 347 DA, liquidée en 2006, est à l’abandon depuis 2009. S’étalant sur une superficie de 16 ha, dont plus de 3 ha bâtis, elle employait auparavant 400 travailleurs. Le chef de l’Exécutif a sommé les responsables du secteur de l’investissement de procéder à l’étude d’impact pour un éventuel grand investissement dans le même créneau pouvant atténuer le chômage en créant des emplois. Il faut rappeler que le foncier industriel fait largement défaut dans la wilaya en raison de l’expansion des agglomérations et la réalisation de nombreux programmes de logements et équipements publics nécessitant d’importantes assiettes foncières. Des zones d’activités et de dépôt, à l’exemple de celles du chef-lieu de wilaya, accusent moult insuffisances et retards. L’une, à titre d’exemple, datant des années 80, abrite des projets dont le taux de réalisation varie entre 15 et 35%, des lots de terrain non encore publiés, des habitations de fortune réalisées sur certains lots destinés à l’investissement, le taux de projets ayant démarré la production ne dépassant pas les 10%, outre des lots du foncier industriel, cédés autrefois au dinar symbolique, qui ont fait l’objet de transactions commerciales, sont, entre autres, les anomalies relevées lors de la dernière session de l’APW.