Si le coronavirus a fortement impacté la production industrielle en Algérie, en la mettant en mode ralenti, les prix en la matière ont, par contre, continué à pousser vers le haut, selon le dernier rapport de l’Office national des statistiques (ONS), consacré à la production hors hydrocarbures du secteur public.
En effet, durant le second trimestre 2020, ce secteur a vu ses prix sortie d’usine grimper de 1,6% par rapport au premier trimestre de la même année, fait savoir l’ONS, précisant qu’en glissement annuel, ces prix ont augmenté de 3,2% durant la période avril-juin 2020, précise l’Office. Cette hausse a été générée essentiellement par les secteurs des industries des énergies, des mines et carrières, et des industries agroalimentaires, souligne la même source. Dans le cas du secteur de l’énergie, l’augmentation a affiché un taux de 4,2 durant le 2e trimestre 2020, par rapport au trimestre précédent, contre 3,8% pour les industries de mines et carrières, alors que les industries agroalimentaires ont connu des hausses de prix estimées à 2,6% par l’office. Une hausse a été également enregistrée dans d’autres secteurs, mais de moindre ampleur, indique encore l’ONS, citant les industries sidérurgiques métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE) qui ont évolué de +0,9%.
Toutefois, ce sont des variations, et même des stagnations, qui ont marqué les prix à la production de nombreuses activités relevant des ISMMEE, entre avril et juin derniers, précise le même rapport, notant que les hausses les plus importantes concernent la fabrication des biens intermédiaires métalliques, mécaniques et électriques et celle des biens d’équipement électrique avec un taux de +3,2%.
Par ailleurs, une variation de +0,8% a caractérisé le secteur des industries textiles, tirée par l’augmentation des prix des biens de consommation textile (+1%), alors que les industries chimiques ont connu une hausse de 0,3%.
Concernant les industries des bois, liège et papier, l’augmentation des prix à la production a été de 0,2%, et ce après une relative stagnation observée au trimestre précédent. Ce redressement, toutefois modéré, est dû à l’évolution des prix de la fabrication et transformation du papier (+0,4%).
La stagnation des prix a été observée dans d’autres secteurs industriels, à l’exemple des industries des matériaux de constructions, des cuirs et chaussures ainsi que les industries diverses. Concernant les comparatifs entre le second trimestre 2020 et la même période 2019, les chiffres de l’ONS relève que les prix à la production ont enregistré des hausses dans la majorité des secteurs, et dont les plus importantes sont celles affichées par les industries des cuirs et chaussures (10,5%), l’énergie (9,6%), les mines et carrières (8,1%) et les ISMMEE (4%).
Evoluant dans la même tendance haussière, mais de moindre ampleur, les prix sortie d’usine ont augmenté de 2,7% pour les industries textiles, 2,5% pour l’agro-alimentaire, 0,8% pour des industries du bois, liège et papier, 0,3% pour les industries chimiques.
Pour rappel, la croissance moyenne annuelle des prix à la production industrielle publique hors hydrocarbures, sur toute l’année 2019, avait atteint 2,8% par rapport à 2018. <