Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé samedi le rachat de la biotech américaine Alexion, spécialisé dans les maladies rares, pour 39 milliards de dollars. Les conseils d’administration des deux groupes ont approuvé la fusion, explique dans un communiqué AstraZeneca, qui dévoile la plus grande opération de fusion dans le secteur depuis le début de la crise sanitaire. Le groupe britannique annonce ce rachat alors qu’il développe par ailleurs avec l’université d’Oxford un vaccin très attendu contre le Covid-19 dont les premiers résultats montrent une efficacité moyenne de 70% contre le virus. AstraZeneca, dont les points forts sont l’oncologie, les traitements cardiovasculaires et ceux contre les maladies respiratoires, va avec Alexion considérablement se renforcer dans l’immunologie et la recherche sur les maladies rares. Selon le communiqué, les actionnaires d’Alexion vont recevoir 60 dollars en numéraire et des titres émis aux Etats-Unis par AstraZeneca. Au total, cela valorise chaque action d’Alexion à 175 dollars soit un montant total de 39 milliards de dollars pour l’ensemble de la société. L’opération doit encore recevoir les feux verts réglementaires habituels et celui des actionnaires des deux groupes avec pour espoir de la conclure au troisième trimestre de 2021. A l’issue du rachat, les actionnaires d’Alexion détiendront 15% du nouveau groupe. «Alexion s’est installé comme un leader afin d’aider les patients atteints de maladies rares. Cette acquisition nous permet de renforcer notre présence dans l’immunologie», a déclaré Pascal Soriot, directeur général d’AstraZeneca. Pour Ludwig Hantson, patron de la biotech américaine, il s’agit «d’un nouveau chapitre excitant pour Alexion». «Nous apportons à AstraZeneca un portefeuille solide, des traitements en développements innovants sur les maladies rares, des collaborateurs talentueux et de solides capacités de production», énumère-t-il. AstraZeneca précise que ce rachat va doper ses bénéfices à court terme et prévoit ensuite des synergies avant impôts de 500 millions de dollars d’ici la fin de la troisième année suivant l’acquisition. Pour financer ce rachat géant, le britannique va recevoir un prêt de 17,5 milliards de dollars de plusieurs banques américaines. <