Le cimentier Gica se lance dans l’exploitation et la transformation de marbre, indiquait hier un communiqué du groupe industriel du secteur public. Sa nouvelle activité intervient deux années après sa reprise, en 2018, de l’unité de Guelma et de la carrière Onyx à Mahouna, à six kilomètres au sud-ouest du chef-lieu. Ces deux sites, qui appartenaient à l’Entreprise nationale de marbre (Enamarbre), sont gérés par la filiale du groupe Granu-Est spécialisée dans la production de granulats et de béton prêt à l’emploi.
Cette entreprise sera «désormais en mesure de produire différentes variétés de marbre de qualité pour satisfaire la demande nationale et aller vers l’exportation», selon le communiqué du groupe, qui ne précise pas la date exacte de l’entrée en service de cette activité. La même source indique, cependant, que la reprise de la marbrerie de Mahouna, «qui était en difficulté financière, a permis de sauver 97 emplois et dresser un plan d’investissement qui prévoit la mise à niveau de l’outil de production existant pour la transformation du marbre et de doter la carrière d’Onyx d’équipements modernes pour l’exploitation des gisements.
Plusieurs emplois seront créés, à court terme, avec la relance de cette activité, signale le communiqué de Gica qui affirme «mobiliser tous les moyens humains et matériels pour contribuer à la diversification de l’économie nationale et les exportations hors hydrocarbures». En ce qui concerne le cœur du métier du groupe, Gica annonce la mise en place par sa filiale, la Société de maintenance de l’Est (SME), d’une nouvelle solution de contrôle et de diagnostic destinée aux opérateurs nationaux de l’industrie du ciment, «portant inspection de l’alignement des fours de cimenterie». «Cette prestation, qui était assurée auparavant par des experts étrangers pour un montant allant de 20 000 à 30 000 euros par intervention, devra permettre à l’Algérie, qui compte une trentaine de lignes de production de ciment des cimenteries publiques et privées, d’économiser des devises», souligne le communiqué du groupe. «L’inspection d’alignement du four à chaud, rappelle-t-on, est recommandée une fois par an au minimum, dans le cas où le four ne présente pas de défaillances importantes et dangereuses».
La maîtrise de cette technique, première du genre en Algérie, a permis aux techniciens de la SME d’effectuer, avec succès, l’alignement d’un four de la cimenterie de Aïn El Kebira (Sétif), en réglant les défaillances en quinze jours seulement, sans recourir à l’arrêt de l’activité de l’usine, affirme-t-on dans le communiqué de Gica.