Par Sihem Bounabi
Parmi les 158 entreprises répertoriées, 140 d’entre elles appartiennent au secteur privé.
La volonté de l’Etat d’insuffler une nouvelle dynamique à la relance de l’industrie électrique, en Algérie, selon la stratégie élaborée par le ministère de l’Industrie, a été abordée, hier, par le Directeur général du développement de l’industrie au ministère, Salem Ahmed Zaïd. Ce dernier a rappelé les instructions du président de la République lors du dernier Conseil des ministres, à savoir «la nécessité d’utiliser le produit national dans tous les projets des marchés, particulièrement, avec les étrangers» dans le cadre de la stratégie de développement des industries électriques.
Salem Ahmed Zaïd, intervenant sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale, a déclaré que «l’industrie électrique est considérée comme une valeur ajoutée dans le produit intérieur brut», estimant que «les produits nationaux peuvent concurrencer ceux importés». Dès lors, le responsable au ministère de l’Industrie a affirmé que l’objectif de la stratégie globale du secteur est «de développer le domaine de l’industrie dans toutes ses branches, telles que l’industrie alimentaire, du textile et du cuir, de la mécanique et, surtout, la branche de l’équipement électrique ; une branche prometteuse qui peut être développée à court terme».
Aussi, dans une première étape et en application des instructions du président de la République, un inventaire des entreprises à fort potentiel a été dressé «en coopération avec le ministère de l’Intérieur dans toutes les wilayas». Soulignant que cet inventaire est «un comptage précis de toutes les entreprises nationales actives dans ce domaine, en particulier, celles qui ont les capacités de développer cette filière». Cette opération d’inventaire a ainsi révélé qu’«il existe 158 entreprises actives dans le domaine de l’industrie des équipements électriques, dont 140 nationales privées, 15 publiques et 3 sociétés de partenariat public-privé». Ces entreprises sont réparties sur 37 wilayas, dont les plus importantes sont implantées notamment dans les wilayas de Sétif, Bordj Bou-Arréridj, Alger, Tlemcen.
D’autre part, Salem Ahmed Zaïd a expliqué que parmi les mesures prises pour développer cette branche, et afin d’impliquer les opérateurs économiques, il y a eu la mise en place d’un consortium des entreprises actives dans la branche des industries électriques. Il précise que ce consortium permet d’optimiser l’accompagnement de ces entreprises afin de «mettre à niveau leur production, augmenter le pourcentage de l’intégration nationale et protéger le produit national des équipements et approvisionnements étrangers».
Ainsi, depuis le 23 février passé, plusieurs discussions ont été menées avec le consortium, soulignant qu’«à la lumière de la nouvelle stratégie et grâce aux discussions tenues avec le consortium des entreprises activant dans la branche des industries électriques, les importations peuvent être remplacées par une valeur d’au moins un milliard de dollars, ce qui est un signe positif et encourageant».
Il annonce dans ce sillage qu’un cadre juridique est en cours de préparation pour l’intégration des industries électriques dans le domaine des marchés publics. En ce qui concerne la stratégie à suivre pour une relance effective de ce secteur, Salem Ahmed Zaïd souligne également qu’il faut, «d’une part, développer efficacement la filière et, d’autre part, accompagner les concessionnaires économiques pour produire des produits de qualité conformes aux normes internationales». Il s’agit également d’ouvrir le marché national et public aux producteurs, dans le but de réduire la facture des importations entre 2,8 et 3,5 milliards de dollars actuellement.
Il a également annoncé la volonté du ministère de l’Industrie dans le développement des laboratoires de métrologie et de contrôle des équipements électroménagers notamment au niveau des ports et des universités. Des mesures incitatives sont également mises en place pour développer ces laboratoires modernes de contrôle de qualité au niveau même des entreprises concernées.
Il annonce à ce sujet une visite sur le terrain, aujourd’hui mardi, du ministre de l’Industrie à Mostaganem dans une usine privée qui a donné une priorité aux développements de ce type de laboratoire. n