Par Salim Benour
La situation financière d’El Hadjar s’améliore. Le complexe s’autofinance depuis 2020, a affirmé son Directeur général. Dans une déclaration à la Chaine II de la Radio nationale, Lotfi Kamel Manaâ a ajouté que l’entreprise dispose d’un capital de 25,3 milliards de dinars et qu’elle a commencé à payer sa dette de 23 milliards de dinars. Il a toutefois indiqué que le complexe, qui emploie 5 818 personnes, est actuellement en situation de sureffectif. D’où «l’urgence» de passer à la deuxième phase du plan de croissance du complexe, d’environ 80 milliards de dinars, engagé par le ministère de tutelle. Cette deuxième phase, explique-t-il, vise la mise à niveau technologique des installations et l’intensification des investissements, tandis que la première était orientée vers la réhabilitation des unités les plus importantes, dont notamment la rénovation du Haut fourneau N° 2.
En termes de production, M. Manaâ a relevé qu’elle avait «bien démarré» durant le premier semestre 2021, «avec un taux de 60% de la capacité théorique de production, estimée à 800 000 tonnes/année», (soit 480 000 tonnes de produits ferreux). La production durant l’année 2020 n’a pas dépassé 300 000 tonnes à cause de la crise sanitaire. Au volet exportation, le Directeur général d’El Hadjar a fait savoir que le complexe a réussi à exporter 108 000 tonnes de produits finis durant le premier semestre 2021, contre 152 000 tonnes durant toute l’année 2019 et 90 000 tonnes en 2020. Concernant la flambée des prix des produits sidérurgiques, Lotfi Kamel Manaâ a expliqué que cette hausse est due au renchérissement de la valeur du coke (résidu de charbon) sur le marché international.
«C’est la hausse des prix des matières premières utilisées dans les hauts fourneaux, notamment le coke, qui est à l’origine de l’augmentation excessive des prix des produits sidérurgiques», a déclaré M. Manaâ.