Par Bouzid Chalabi
Le développement de l’industrie du recyclage du papier et carton ondulé, en Algérie, vient de se consolider par le biais d’une convention de partenariat, signée hier, entre deux acteurs économiques, leaders dans leur corps de métier.
Ainsi le laboratoire pharmaceutique Merinal va céder à travers ce partenariat tous ses déchets en carton à l’entreprise Général Emballage (GE). Lors de la cérémonie de signature qui s’est déroulée au siège de GE, le Dr Hassen Tiouririne et Feriel Battouche, respectivement Directeur général adjoint auprès de Merinal Laboratoires et Directrice générale adjointe chez GE ont, tour à tour, dans leurs interventions mis en exergue les intérêts d’une convention.
Pour le Directeur général adjoint de Merinal Laboratoire (ML) : «C’est dans un souci de traçabilité de tous nos déchets que nous avons opté pour la solution de ne céder tous nos restes d’emballage qu’à un seul transformateur qui en plus a pour ligne de conduite d’intégrer dans son processus de récupération des mesures de protection de l’environnement.» Soulignant enfin que ce partenariat s’inscrit «tout naturellement dans une démarche d’amélioration continue visant une exploitation durable des ressources». De son côté, la Directrice générale dira : «En nous engageant à prendre en charge de façon pérenne tous les déchets en papier et carton ondulé de Merinal, c’est en quelque sorte notre contribution pour rendre effective l’économie circulaire, puissant vecteur de l’économie verte». A la question de Reporters de savoir quels profits vont tirer les deux entreprises à travers cette convention, le Directeur général adjoint de ML dira : « Préserver l’environnement et créer de nouveaux postes d’emploi, un défi qui relève d’un effort collectif de la part de Merinal qui utilise diverses catégories d’emballage pour conditionner ses médicaments et assurer la qualité et l’intégrité de ces derniers tout au long de la chaîne de distribution.» Quant à la part de GE, « il est producteur d’emballages destinés aux médicaments et porteur d’un projet stratégique visant à doter le pays d’une industrie papetière performante». Sur ce dernier point, il y a lieu de rappeler que l’industrie du papier est un secteur stratégique en ce sens où la plupart des produits manufacturés ont besoin d’emballage. Et s’il y a demain pénurie de papier, c’est toute la machine de production qui va se gripper. Notons enfin que, selon les dernières statistiques, les prévisions en termes de besoin en papier se situent à hauteur des 717 000 tonnes en 2024. Une production à la portée quand on sait que le secteur connaît ces dernières années une constante progression.