En visite, hier, dans la wilaya de Tlemcen, Youcef Yousfi, ministre de l’Industrie et des Mines, a encore une fois évoqué le secteur de l’automobile. Ainsi, le ministre a indiqué que ce segment de l’industrie «est une priorité pour le gouvernement».

Soutenant qu’il figure dans le programme du président de la République, il invite, au passage, «les acteurs à faire confiance» en cette politique du gouvernement. Néanmoins, l’affirmation du ministre est suivie d’une «mise au point» qui tranche avec ce que font les constructeurs actuellement. «Notre objectif est de mettre sur pied une industrie automobile forte, moderne et compétitive», à travers «les partenariats avec des constructeurs de renommée mondiale».  Toujours dans le même ordre d’idées, le ministre a souligné que cette industrie ne peut se développer «sans une confiance» et un «appui» de tous les acteurs, d’où «les avantages accordés par l’Etat à ces investissements». Pour ce faire, le ministre préconise aux constructeurs «de relever le défi de la qualité, du coût pour atteindre le stade de l’exportation». En réaction à la campagne de boycott lancée sur les réseaux sociaux pour dénoncer «les prix faramineux» des voitures, «khaliha tsadi», le ministre de l’Industrie a estimé que malgré cette campagne «le citoyen algérien reste fidèle au produit national». Une manière pour le ministre de démentir les effets de cette campagne sur les ventes de véhicules montés localement, ajoutant que la clientèle locale «est également exigeante». A l’adresse des constructeurs, le ministre a déclaré que pour gagner la confiance des clients algériens, «il faut être raisonnable, l’industrie automobile est destinée au marché algérien et aux consommateurs algériens. Pour gagner la confiance du client,  il est important d’être transparent sur les coûts, de la production à la commercialisation». A ce propos, il a révélé que l’Exécutif s’emploie à mettre sur pied un mécanisme institutionnel qui sera chargé «de superviser les prix au niveau de toute la chaîne de production de cette industrie». Sur un autre volet, il a appelé les constructeurs et les sous-traitants «à travailler ensemble» dans «un climat de confiance» afin de garantir la réussite des projets, car, a-t-il souligné «on ne peut réussir cette industrie sans un réseau de sous-traitance fort capable de relever les défis qui sont les siens».
«Le gouvernement pense à orienter les industries sidérurgiques, mécaniques, électriques, électroniques, pétrochimiques et textiles vers la sous-traitance automobile pour répondre aux exigences de cette industrie», a encore annoncé le ministre.