L’usine Soprovi de Meftah, destinée à l’assemblage des camions Renault Trucks, a obtenu son agrément définitif, a annoncé mardi la ministre de l’Industrie et des Mines,
Mme Djamila Tamazirt. Cet agrément a été délivré « après attestation du respect de la législation organisant cette activité industrielle », a expliqué
Mme Tamazirt, ajoutant que ce type de document sera octroyé à d’autres usines de montage. Dans cette optique, elle a fait part de « la constitution d’une commission technique chargée de veiller au respect des cahiers des charges par les usines de montages de véhicules, en vue de leur accorder des agréments définitifs ». La première responsable du secteur faisait ces déclarations alors qu’elle était en visite à Blida, précisément à l’usine Soprovi, située dans la localité de Meftah.
Fruit d’une joint-venture entre le Groupe BSF Souakri et le groupe Volvo (dont Renault Trucks est une filiale), l’usine Soprovi s’étale sur une superficie de
24 000 m2 où elle a déjà entamé ses activités en avril dernier, avec une cadence de 4 camions par jour, avant de passer rapidement à 10 camions/jour. Sa capacité de production est de 1 000 unités pour 2019 et 2 000 unités pour 2020, ont indiqué ses responsables, précisant que le choix des gammes assemblées à Meftah a été porté principalement sur le Renault Trucks C et K. Ils ont ajouté que Soprovi produira aussi, par la suite, des camions des gammes Volvo Trucks FH, FM et FMX puis Renault Trucks D. Mme Djamila Tamazirt a, en outre, de nouveau évoqué le cas des usines automobiles dont les patrons ont été placés en détention provisoire, après avoir été inculpés de corruption en complicité avec de hauts responsables de l’Etat, dont les deux ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalk Sellal, eux aussi actuellement incarcérés. La ministre a, une nouvelle fois, tenté de rassurer les employés de ces usines, en affirmant que « l’Etat a pris toutes les mesures garantes de la poursuite de l’activité au niveau des différents complexes industriels dont les patrons sont poursuivis en justice dans des affaires de corruption, parallèlement à la préservation des emplois à leur niveau, dans le respect de la loi ». Entre-temps, les travailleurs continuent à désespérer face à des mesures qui tardent à se manifester sur le terrain, où l’ambiance est plutôt dominée par les arrêts de travail et de mise au chômage technique.
Toujours à partir de Blida, dont la zone industrielle d’usines dédiées à l’agro-alimentaire, la ministre de l’Industrie et des Mines a souligné que la fermeture de 45 minoteries, à l’échelle nationale, est due à la «non-possession d’autorisations d’activités », estimant que cette procédure « n’a pas eu d’incidences sur la couverture du marché national en céréales».